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Actualités - Chronologie

Berry : La 1860 a été votée pour rester lettre morte

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que « le Liban est directement concerné par ce qui se passe à Gaza, tant au niveau religieux qu’au niveau national et arabe ». « Nous devons nous activer sans délai face à l’agression israélienne contre Gaza, sauf si nous ne nous sentons pas concernés par les dossiers de Jérusalem et de l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban, a-t-il poursuivi. Si les fusils tombent des mains des résistants, l’implantation sera une réalité tangible. D’ailleurs, comment est-il possible que la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, refuse de rencontrer certains chefs de diplomatie arabes et le secrétaire général de la Ligue alors que d’autres sont reçus par elle ? » S’exprimant devant une délégation des membres du corps diplomatique présidée par Joseph Habis, Nabih Berry a également estimé que « l’abstention américaine lors du vote de la 1860 au Conseil de sécurité montre que cette résolution a été votée pour rester lettre morte ». « Condoleezza Rice a elle-même reconnu avoir été prise de remords pour avoir refusé un cessez-le-feu inconditionnel lors de la guerre de juillet, a-t-il poursuivi. Mais il semble qu’elle n’a pas tiré les leçons de cette expérience. La 1860 n’est qu’un alibi pour sauver la face de certains. » « Le Liban et ses ressources hydrauliques sont la cible des convoitises israéliennes, a-t-il en outre souligné. Israël a profité des divisions interpalestiniennes et arabes ainsi que de la contradiction entre les positions publiques et les discours tenus en coulisses par certains pour fondre sur Gaza. Les Libanais doivent donc rester solidaires les uns des autres. Notre pays est en voie de guérison, en dépit de la lenteur de tortue qui caractérise l’action gouvernementale. » De son côté, le doyen du corps diplomatique, Joseph Habis, a rendu hommage au « rôle joué par M. Berry pour renforcer la cohésion nationale et consolider la stabilité et la sécurité du pays ». « M. Berry nous a appelés à transmettre au monde entier une vision réelle de ce qui se passe dans la région, et notamment à Gaza, victime de l’agression israélienne », a-t-il poursuivi. Siniora Il convient de souligner que les membres du corps diplomatique se sont rendus au Grand Sérail où ils ont été reçus par le Premier ministre, Fouad Siniora. « Nous avons réitéré (au chef du gouvernement) la disposition des pays que nous représentons à soutenir le Liban dans tous les domaines », a déclaré Joseph Habis à l’issue de la réunion. « Nous lui avons également transmis la satisfaction de ces pays face aux efforts déployés par le gouvernement pour renforcer la sécurité et la stabilité du Liban », a-t-il ajouté. Fouad Siniora a également évoqué le dossier de la Sécurité sociale avec les ministres Mohammad Chatah et Mohammad Fneich. Il s’est en outre penché sur le développement du Nord avec le député Kassem Abdel-Aziz et une délégation de l’Union des municipalités de Minié, Bhanine et Deïr Ammar. Par ailleurs, le Premier ministre a conféré par téléphone avec le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem ben Jabr, l’ambassadeur palestinien, Abbas Zaki, le représentant du Hamas au Liban, Oussama Hamdane, le chef de la diplomatie britannique, David Milliband, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Fouad Siniora a évoqué avec ses interlocuteurs la situation à Gaza et les efforts déployés pour obtenir l’application de la 1860. Sur un autre plan, le président du Conseil a reçu le député Boutros Harb qui a vivement dénoncé, à l’issue de la presse, « le massacre odieux commis par Israël à Gaza ». « En tant que Libanais, nous devons serrer les rangs et œuvrer au renforcement de la solidarité arabe dans ce contexte critique », a-t-il enfin ajouté.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que « le Liban est directement concerné par ce qui se passe à Gaza, tant au niveau religieux qu’au niveau national et arabe ». « Nous devons nous activer sans délai face à l’agression israélienne contre Gaza, sauf si nous ne nous sentons pas concernés par les dossiers de Jérusalem et de l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban, a-t-il poursuivi. Si les fusils tombent des mains des résistants, l’implantation sera une réalité tangible. D’ailleurs, comment est-il possible que la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, refuse de rencontrer certains chefs de diplomatie arabes et le secrétaire général de la Ligue alors que d’autres sont reçus par elle ? »
S’exprimant devant une délégation des membres du corps diplomatique...