En tournée à Beyrouth, le secrétaire général du Front démocratique de libération de la Palestine, Nayef Hawatmeh, a insisté à plus d’une reprise sur l’importance de l’unité palestinienne dans la résistance contre Israël.
M. Nayef Hawatmeh a été reçu par le président de la République, Michel Sleiman, à la tête d’une délégation du FDLP. À l’issue de l’entrevue, il a assuré que « les Palestiniens ont beaucoup appris de l’expérience libanaise », soutenant que « la victoire doit être réalisée à travers un commandement politique et militaire unifié ». Il a affirmé que « la seule position palestinienne réaliste est celle qui soutient le Liban et non l’exploitation de son territoire au Sud », soulignant que « ce qui s’est passé là-bas ne représente pas le peuple palestinien », et espérant que l’identité de ceux qui sont à l’origine de l’incident (de lancement de roquettes vers le nord d’Israël) sera bientôt révélée.
M. Sleiman a fait part de sa déception concernant « la division face à Israël, lequel en profite pour lancer ses offensives ». Il a rappelé que la résistance au Liban « avait une portée stratégique consacrée par l’unité de l’État, et le soutien très diversifié dont elle jouissait à l’intérieur et sur la scène internationale ». Pour lui, « cette unité n’était jamais aussi évidente que lors de l’agression (israélienne contre le Liban) de juillet 2006, au cours de laquelle l’armée a joué un grand rôle dans la levée du blocus politique contre la résistance par son entrée dans la bataille ».
M. Sleiman a martelé qu’« Israël n’a pas le droit de prendre le lancement des roquettes pour prétexte (afin de justifier son offensive) parce que c’est lui qui prive les Palestiniens de leur droit à une nation et de leur droit au retour, conformément à l’initiative arabe de Beyrouth pour la paix ». Le président a par ailleurs souligné que le Liban est favorable à un règlement des problèmes quotidiens des Palestiniens, ce qui requiert, selon lui, un effort commun entre l’État et les Palestiniens ».
M. Hawatmeh a également été reçu par le président du Parlement, Nabih Berry. Là aussi, il a abordé le sujet de la résistance palestinienne, estimant que les branches armées des principales parties, qui coordonnent leurs efforts actuellement, devraient arriver à former un front de résistance commun et à créer une chambre d’opérations commune, à travers laquelle le commandement politique et militaire pourra diriger les opérations à Gaza contre l’offensive israélienne. « Nous sommes convaincus que les divisions palestiniennes peuvent être réglées après le départ de l’ennemi, sur une table de dialogue qui traitera les problèmes globalement », a-t-il conclu.
Le responsable palestinien a également précisé que les réfugiés dans les camps sont des « invités temporaires, en route vers un retour en Palestine ». Appelant à la reconstruction du camp de Nahr el-Bared, détruit en 2007 lors des affrontements entre l’armée et Fateh el-Islam, il a déclaré que « les camps palestiniens ne seront jamais que sous l’autorité des lois libanaises », soulignant la nécessité d’un dialogue libano-palestinien. Le dirigeant palestinien a été ensuite se recueillir sur les tombes de Imad Moghniyé, haut responsable du Hezbollah assassiné à Damas en février 2008, et Hadi Nasrallah, fils du secrétaire général du Hezbollah, tué au cours d’une bataille au Liban-Sud. À Rawdat el-Chahidayn, où se trouve la tombe de Moghniyé, une délégation du Hezbollah a accueilli le responsable palestinien.
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M. Nayef Hawatmeh a été reçu par le président de la République, Michel Sleiman, à la tête d’une délégation du FDLP. À l’issue de l’entrevue, il a assuré que « les Palestiniens ont beaucoup appris de l’expérience libanaise », soutenant que « la victoire doit être réalisée à travers un commandement politique et militaire unifié ». Il a affirmé que « la seule position palestinienne réaliste est celle qui soutient le Liban et non l’exploitation de son territoire au Sud », soulignant que « ce qui s’est passé là-bas ne représente pas le peuple palestinien », et...