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Actualités - Chronologie

Diplomatie Sarkozy appelle Israël à l’arrêt des violences à Gaza

Le président français condamne l’attitude « irresponsable et impardonnable » du Hamas. Nicolas Sarkozy a appelé hier Israël à l’arrêt des violences dans la bande de Gaza, au premier jour d’une tournée éclair au Proche-Orient destinée à faire cesser au plus vite l’offensive lancée il y a dix jours par l’État hébreu contre le Hamas. Précédé de quelques heures dans la région par une troïka européenne, composée des ministres tchèque, français et suédois des Affaires étrangères, le président français a confirmé que l’Europe travaillait à une « initiative commune » avec l’Égypte pour obtenir une trêve humanitaire que les dirigeants d’Israël ont par avance écartée. L’Égypte, qui se considère comme un médiateur incontournable en dépit des critiques virulentes des radicaux de la région, Syrie et Iran inclus, a mis au point un plan de sortie de crise en quatre points (cessez-le-feu immédiat, retour à la trêve, ouverture des points de passage et un mécanisme international de garanties). Le président français s’est ensuite rendu à Ramallah, où il a indiqué que son pays et l’Europe travaillaient à une « initiative commune » avec l’Égypte. « L’Égypte a un rôle majeur à jouer dans la résolution de ce conflit et l’Europe soutient l’Égypte. (...) Il faut un cessez-le-feu qui seul permettra la reprise du processus de paix », a-t-il ajouté, sans autre précision. « Il est impensable que nous travaillions pour que le Hamas soit détruit afin de le remplacer. Nous n’accepterons pas que la patrie soit réunifiée par la force des armes », a déclaré pour sa part le président palestinien Mahmoud Abbas à l’issue de son entretien avec M. Sarkozy. « Cela se fera seulement par le dialogue », a-t-il dit. M. Abbas a en outre exclu un retour de son Autorité dans la bande de Gaza, à la faveur d’une éventuelle déroute face à Israël du Hamas, qui l’en a délogée. « Avec nos partenaires européens nous avons condamné sans ambiguïté l’offensive terrestre israélienne lancée samedi (...) je le redirai au président Shimon Peres et au Premier ministre Ehud Olmert, avec toute la franchise que l’on doit à un ami, que les violences doivent cesser », a poursuivi M. Sarkozy. « L’urgence aujourd’hui, c’est de faire cesser les violences et nous, l’Europe, nous voulons un cessez-le-feu le plus rapidement possible et que chacun comprenne que le temps travaille contre la paix », a ajouté M. Sarkozy avant de prendre la route de Jérusalem, où il devait s’entretenir en soirée avec MM. Peres et Olmert. « Nous avons besoin d’une trêve humanitaire de quelques jours, c’est l’intérêt de tout le monde. Israël est fort, Israël doit prendre le risque de la paix », a-t-il insisté plus tard devant le président de l’État hébreu. La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, avait auparavant écarté l’appel européen à un cessez-le feu immédiat. Au nom de la « position d’équilibre, de raison, de bons sens » qu’il souhaite voir l’UE adopter, M. Sarkozy a condamné l’attitude « irresponsable et impardonnable » du Hamas. « Le Hamas, en décidant de mettre fin à la trêve et en reprenant les tirs de roquettes sur les populations civiles d’Israël (...) porte une lourde responsabilité pour la souffrance des Palestiniens de Gaza », a-t-il dénoncé. Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza, a promptement réagi en taxant le président français de « partialité totale ». Pour forcer une trêve, M. Sarkozy tentera aujourd’hui à Damas de rallier le président syrien Bachar el-Assad. Principal artisan du retour de la Syrie sur la scène internationale, il compte sur son aide pour faire pression sur le chef politique du Hamas Khaled Mechaal, qui vit en exil à Damas. Le président français conclura sa tournée par Beyrouth.
Le président français condamne l’attitude « irresponsable et impardonnable » du Hamas.
Nicolas Sarkozy a appelé hier Israël à l’arrêt des violences dans la bande de Gaza, au premier jour d’une tournée éclair au Proche-Orient destinée à faire cesser au plus vite l’offensive lancée il y a dix jours par l’État hébreu contre le Hamas.
Précédé de quelques heures dans la région par une troïka européenne, composée des ministres tchèque, français et suédois des Affaires étrangères, le président français a confirmé que l’Europe travaillait à une « initiative commune » avec l’Égypte pour obtenir une trêve humanitaire que les dirigeants d’Israël ont par avance écartée. L’Égypte, qui se considère comme un médiateur incontournable en dépit des critiques virulentes des radicaux de la...