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Actualités - Chronologie

États-Unis Le marché immobilier toujours en baisse

Le marché immobilier américain s’est encore effondré en novembre avec l’intensification de la crise économique, alors que sa stabilisation est justement jugée essentielle pour empêcher la première économie mondiale de plonger davantage dans la récession. Tous les indicateurs immobiliers publiés pour le mois écoulé ont fait apparaître une nouvelle dégradation du marché par rapport à octobre, qui avait déjà débouché sur une série de statistiques alarmantes. Selon les chiffres publiés hier par le département du Commerce américain, les ventes de logements neufs aux États-Unis ont baissé en novembre pour le quatrième mois de suite. Elles ont reculé de 2,9 % par rapport à octobre, à 407 000 unités (en rythme annuel), marquant un nouveau plus bas depuis janvier 1991. Une fois de plus, la baisse a été supérieure aux attentes des analystes. L’Association nationale des agents immobiliers (NAR) a indiqué de son côté que les reventes de logements anciens avaient plongé de 8,6 % en novembre. Avec 4,49 millions de transactions (en rythme annuel), la dégradation a là encore surpris les analystes par son ampleur. Pour la NAR, « la rapide détérioration des conditions du marché du travail, du marché boursier et de la confiance des consommateurs en octobre et novembre ont encore fait baisser davantage les ventes de logements ». Ces chiffres viennent compléter ceux publiés la semaine précédente et montrant un effondrement des mises en chantier de logement et du nombre de permis de construire accordés, au plus bas depuis près d’un demi-siècle. Pour Marie-Pierre Ripert, économiste de Natixis, « la dégradation des conditions du marché du logement », dont témoignent les chiffres publiés hier, est la « conséquence du resserrement du crédit et de la hausse du chômage ». Selon les chiffres officiels, le taux de chômage atteignait 6,7 % en novembre, soit son plus haut niveau depuis octobre 1993. Et les taux d’emprunts sont restés élevés : 6,09 % en moyenne en novembre pour un crédit immobilier à taux fixe sur 30 ans, selon l’organisme de refinancement hypothécaire Fannie Mae. Toutefois, ils ont depuis quelques semaines fortement diminué, après la décision de la Banque centrale d’abaisser son taux directeur. Les difficultés de l’immobilier ont été exacerbées par l’effondrement du marché des crédits immobiliers à risque à l’été 2007, à l’origine de la crise financière qui s’est étendue à l’ensemble de l’économie. Mais le malaise est plus ancien, puisque les investissements privés des Américains dans le logement n’ont cessé de baisser depuis le premier trimestre 2006. Dans un pays qui compte près de 80 % de propriétaires, l’immobilier contribue en temps normal pour une part importante à la croissance du produit intérieur brut. En conséquence, les analystes, le gouvernement et la Réserve fédérale s’accordent pour dire que la stabilisation du marché est indispensable pour sortir le pays de la crise. Sur un mode ironique, Jeffrey Lacker, un des responsables de la Fed, reconnaissait le mois dernier prévoir chaque année depuis trois ans « que la construction de logements toucherait le fond au milieu de l’année suivante ». Le rebond qu’il attend pour le second semestre de 2009 est donc, selon ses propres mots, à attendre « avec des réserves supérieures à la normale ». Les difficultés ne sont pas limitées au marché du logement. Les prix de l’immobilier commercial aussi sont en baisse, à tel point que, selon des informations de presse, les promoteurs de bureaux et de locaux commerciaux en sont réduits à demander l’aide de l’État. Pour Brian Bethune, économiste du cabinet IHS Global Insight, la baisse des taux immobiliers constatée depuis le début du mois de décembre est bienvenue pour amortir la chute de la demande. Mais la situation reste selon lui périlleuse, « l’industrie du logement (étant) engagée dans un processus de réduction de ses capacités à des niveaux dangereux ».
Le marché immobilier américain s’est encore effondré en novembre avec l’intensification de la crise économique, alors que sa stabilisation est justement jugée essentielle pour empêcher la première économie mondiale de plonger davantage dans la récession.
Tous les indicateurs immobiliers publiés pour le mois écoulé ont fait apparaître une nouvelle dégradation du marché par rapport à octobre, qui avait déjà débouché sur une série de statistiques alarmantes.
Selon les chiffres publiés hier par le département du Commerce américain, les ventes de logements neufs aux États-Unis ont baissé en novembre pour le quatrième mois de suite. Elles ont reculé de 2,9 % par rapport à octobre, à 407 000 unités (en rythme annuel), marquant un nouveau plus bas depuis janvier 1991. Une fois de plus, la baisse a été...