Pour le Hezbollah, il est hors de question d’entamer des pourparlers directs avec Israël à l’instar de la Syrie avec laquelle le parti pourrait diverger sur certaines questions. C’est du moins ce qu’affirme le ministre du Travail, Mohammad Fneich, à l’issue de son entretien avec le chef du gouvernement sur la question des aides.
« Les négociations directes avec Israël ne sont en aucun cas envisageables, car le principe des négociations suppose la disposition des parties à faire des concessions, ce que nous ne sommes pas prêts de faire tant que notre droit est on ne peut plus manifeste et patent », a déclaré M. Fneich.
« Israël est l’agresseur et celui qui occupe notre territoire. Nous ne sommes pas prêts à faire des concessions sur nos droits », a-t-il ajouté.
À la question de savoir pourquoi la Syrie serait prête, elle, à entamer des négociations directes avec l’État hébreu, il a répondu : « Notre position est la même depuis la conférence de Madrid. Il n’est pas surprenant que nous ayons des divergences » avec la Syrie, a-t-il dit.
Évoquant la question de l’ouverture d’une ambassade syrienne au Liban, le ministre a affirmé que cette question ne devrait pas étonner, mais faire l’objet d’un accueil favorable de la part des Libanais, qu’ils soient issus de la majorité ou de l’opposition. « Le Liban devrait entretenir de bonnes relations avec la Syrie », a-t-il affirmé, exprimant son étonnement de voir s’en plaindre ceux-là mêmes qui réclamaient l’échange de relations diplomatiques.
Prié de dire quels étaient les obstacles devant la constitution du Conseil constitutionnel et si l’opposition allait recourir au tiers de blocage au cours de la désignation des cinq autres membres en Conseil des ministres, M. Fneich a indiqué que les décisions en Conseil des ministres sont soumises à des règles constitutionnelles. « Tout comme l’opposition détient le tiers de blocage, nos adversaires bénéficient de la majorité absolue. Pourquoi ne pas les interroger plutôt pour savoir s’ils vont user de la majorité absolue ? » a-t-il encore souligné, en insistant sur la nécessité de respecter le mécanisme constitutionnel.
Et le ministre d’ajouter : « Il est indispensable de s’entendre pour parvenir à un Conseil constitutionnel qui puisse inspirer confiance à toutes les parties. » « Car, a-t-il rappelé, cet organismee reste la dernière référence en cas de plainte ou de violation des lois durant les élections. »
À la question de savoir s’il existait un conflit autour des noms, M. Fneich a répondu : « Dire le contraire serait faire insulte à l’intelligence des gens. »
Interrogé sur le report du dialogue national, le ministre a indiqué que celui-ci doit se poursuivre, d’autant qu’il s’agit de trouver un terrain commun qui peut préluder à une solution.
Outre le ministre Fneich, le Premier ministre, Fouad Siniora, a rencontré le commandant en chef de la Finul, le général Claudio Graziano, avec lequel il a évoqué la situation au Liban-Sud. Au cours de l’entretien, M. Siniora a insisté sur la nécessité de poursuivre « les mesures de délimitation de la ligne bleue, dans la région de Blida, qu’Israël empêche jusqu’à présent ».
Également parmi les visiteurs du chef du gouvernement, le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams, qui a également évoqué la question du Liban-Sud avec M. Siniora. Ce dernier s’est en outre entretenu avec Patrick Laurent, chef de la Délégation de la Commission européenne.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pour le Hezbollah, il est hors de question d’entamer des pourparlers directs avec Israël à l’instar de la Syrie avec laquelle le parti pourrait diverger sur certaines questions. C’est du moins ce qu’affirme le ministre du Travail, Mohammad Fneich, à l’issue de son entretien avec le chef du gouvernement sur la question des aides.
« Les négociations directes avec Israël ne sont en aucun cas envisageables, car le principe des négociations suppose la disposition des parties à faire des concessions, ce que nous ne sommes pas prêts de faire tant que notre droit est on ne peut plus manifeste et patent », a déclaré M. Fneich.
« Israël est l’agresseur et celui qui occupe notre territoire. Nous ne sommes pas prêts à faire des concessions sur nos droits », a-t-il ajouté.
À la question de savoir pourquoi la Syrie...