de Suzanne Baaklini
Tous ceux qui déplorent ce temps trop chaud à Beyrouth, et, surtout, trop sec, pour la saison, même suivant les critères libanais, devraient se consoler en sachant que la neige qui recouvre d’habitude Moscou n’avait pas encore fait son apparition cette semaine. Ce serait, selon les spécialistes russes, une année record au niveau des températures élevées. Dans un reportage de la BBC sur la capitale russe, diffusé cette semaine, il n’était pas question que d’humains : les ours dans les zoos en oublient d’hiberner, ne comprenant pas pourquoi le froid tarde tant.
Le réchauffement climatique passe décidément de la phase de théorie à celle de la vie de tous les jours, qu’il affecte d’une façon ou d’une autre. En effet, alors que les grands froids ne visitent pas encore la Russie, dans certains États américains, le froid a occasionné de grands dégâts et provoqué la coupure du courant électrique. À quoi faut-il s’attendre encore ? Et les dirigeants mondiaux, que font-ils entre-temps ? Réunis à Poznan, en Pologne, ils ont décidé, il y a quelques jours, du processus à suivre pour parvenir, dans un an tout juste, au premier grand accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Mais les perspectives restent incertaines, étant donné que peu d’États industrialisés ont pris les mesures nécessaires pour réduire drastiquement leurs émissions de CO2 – les pays européens seront les seuls à atteindre les objectifs de Kyoto en 2012 –, ce qui complique les pourparlers avec les pays en développement.
Les avis sont cependant unanimes : pour qu’un accord soit jugé acceptable à Copenhague l’année prochaine, c’est-à-dire tout simplement qu’il soit suffisant pour « sauver la planète », il faudrait qu’il mette au point le processus permettant de réduire de 80 % (pas moins !) les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
C’est le son de cloche que ramène Waël Hmaïdane, à la tête de l’ONG IndyAct, qui a participé au congrès de Poznan. Il relève aussi – mais faut-il s’en étonner ? – l’étrange absentéisme arabe (le Liban inclus), dont les dirigeants étaient très peu représentés et n’ont pris part qu’accessoirement aux discussions. Sachant que la région arabe est fortement concernée, d’une part parce qu’elle est productrice d’énergies fossiles, d’autre part parce que le réchauffement se traduira, dans son cas, par une sévère pénurie d’eau. Saura-t-elle, à Copenhague, jouer un rôle plus marquant ?
Il reste à espérer que le monde ait un sursaut salvateur avant fin 2009. Afin que les dirigeants mondiaux ne restent pas assoupis dans un déni fatal... alors même que les ours en oublient d’hiberner.
Tous ceux qui déplorent ce temps trop chaud à Beyrouth, et, surtout, trop sec, pour la saison, même suivant les critères libanais, devraient se consoler en sachant que la neige qui recouvre d’habitude Moscou n’avait pas encore fait son apparition cette semaine. Ce serait, selon les spécialistes russes, une année record au niveau des températures élevées. Dans un reportage de la BBC sur la capitale russe, diffusé cette semaine, il n’était pas question que d’humains : les ours dans les zoos en oublient d’hiberner, ne comprenant pas pourquoi le froid tarde tant.
Le réchauffement climatique passe décidément de la phase de théorie à celle de la vie de tous les jours, qu’il affecte d’une façon ou d’une autre. En effet, alors que les grands froids ne visitent pas encore la Russie, dans...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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