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Actualités - Chronologie

La crise met fin à la période faste de l’Amérique latine

La tempête financière mondiale a mis fin à la période faste de l’Amérique latine, dont la croissance devrait être divisée de moitié en 2009, pour atteindre 1,9 %, son pire niveau en six ans, selon un organisme de l’ONU. Au fil de l’aggravation de la crise internationale, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal) n’a cessé de réviser à la baisse ses perspectives pour une région qui avait encore connu l’an dernier un taux de croissance de 4,6 %, grâce aux cours élevés des matières premières. Cet organisme, basé à Santiago, prévoyait encore 4 % de croissance en juin, avant d’abaisser ce taux à 3 % en octobre suite à l’explosion des prix alimentaires. Ses prévisions ont finalement chuté à un maigre 1,9 % dans son dernier rapport de conjoncture publié jeudi dans la capitale chilienne. « Nous arrivons à la fin d’une période qui compte peu de précédents dans l’histoire de la région », signale la Cepal dans ce bilan. L’année 2009 devrait donc marquer la fin de six années de croissance soutenue, avec une moyenne de 5 %, après la crise régionale de 2002 qui s’était traduite par une récession de 0,5 %. La crise internationale devrait sonner le glas d’un cycle vertueux qui s’était accompagné d’une amélioration de la plupart des indicateurs économiques, tant au chapitre de l’emploi qu’à celui de la pauvreté. Pour 2009, le taux de chômage pourrait passer à 8,1 % de la population active, soit un demi-point de plus, avec pour effet un accroissement du nombre de pauvres qui s’élèvent actuellement à 182 millions. « La profondeur et la durée de la récession dépendront de l’efficacité des mesures de stimulation de la demande lancés pour compenser la chute de la dépense privée, mais aussi du retour à la normal des marchés du crédit », estime la Cepal qui prône des « solutions coordonnées » au niveau régional. L’organisme n’exclut toutefois pas un « scénario encore plus pessimiste », en soulignant que les mesures adoptés par la Réserve fédérale américaine (Fed) et les banques centrales des pays développés ne devraient pas avoir d’effet avant le second semestre de 2009. En Amérique latine, la crise se traduira notamment par une chute des exportations, en valeur comme en volume, consécutivement à l’effondrement des matières premières et agricoles qui consituaient le moteur de son économie. La Cepal estime enfin que le ralentissement mondial va réduire la demande pour les produits de base, en particulier les aliments et l’énergie, et permettre de diminuer graduellement les pressions inflationnistes surgies au début de 2008. Seule note positive, l’inflation, le mal traditionnel de l’Amérique latine, devrait ainsi passer de 8,5 % à un 6 % en 2009.
La tempête financière mondiale a mis fin à la période faste de l’Amérique latine, dont la croissance devrait être divisée de moitié en 2009, pour atteindre 1,9 %, son pire niveau en six ans, selon un organisme de l’ONU.
Au fil de l’aggravation de la crise internationale, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal) n’a cessé de réviser à la baisse ses perspectives pour une région qui avait encore connu l’an dernier un taux de croissance de 4,6 %, grâce aux cours élevés des matières premières.
Cet organisme, basé à Santiago, prévoyait encore 4 % de croissance en juin, avant d’abaisser ce taux à 3 % en octobre suite à l’explosion des prix alimentaires. Ses prévisions ont finalement chuté à un maigre 1,9 % dans son dernier rapport de conjoncture publié jeudi dans la...