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Actualités - Chronologie

Proche-Orient Le Jihad islamique rejette à son tour la trêve avec Israël

Abbas va convoquer des élections « très prochainement ». Après le Hamas, un deuxième groupe armé palestinien, le Jihad islamique, a rejeté hier une prolongation de la trêve avec Israël à l’approche de son expiration. « La trêve avec l’ennemi n’a pas permis de réaliser nos objectifs (la fin du blocus de Gaza) et représente une menace contre l’intérêt de notre peuple, a affirmé le Jihad islamique dans un communiqué. Nous appelons tous les groupes palestiniens à la rejeter et à se concentrer sur les moyens de faire face aux plans sionistes. » Le groupe radical a revendiqué le tir hier matin de quatre roquettes sur le territoire israélien, affirmant qu’il s’agissait d’une première riposte à l’élimination par Israël de l’un de ses membres en Cisjordanie occupée. Dans l’après-midi, après le tir de deux nouvelles roquettes qui n’ont pas fait de victime dans le sud d’Israël, l’armée de l’air israélienne a effectué un raid contre un lanceur de roquettes dans le nord de Gaza, a indiqué à l’AFP son porte-parole. Deux civils palestiniens ont été blessés dans le raid, selon des sources médicales palestiniennes. Le rejet de la trêve par le Jihad islamique intervient deux jours après celui du mouvement Hamas qui a pris de force le pouvoir à Gaza en juin 2007. Ce dernier accuse Israël d’avoir constamment violé le cessez-le-feu et d’avoir maintenu son blocus du territoire. « La trêve était limitée à six mois et s’achève le 19 décembre. Sachant que l’ennemi ne respecte pas ses engagements et que le siège (de Gaza) est toujours en place contre notre peuple, pour le Hamas, et je pense pour la majorité des forces, la trêve (...) ne sera pas renouvelée », avait indiqué dimanche à Damas le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal. Cependant la direction du Hamas à Gaza s’est montrée moins affirmative, ses chefs indiquant que leur « évaluation » de la trêve était « négative » mais que l’ensemble des factions palestiniennes devraient adopter une position commune dans les prochains jours. Le gouvernement de transition en Israël, loin d’être unanime sur la stratégie à adopter, a proclamé sa volonté de respecter la trêve si le Hamas l’observait. Il a aussi estimé que le 19 décembre, date officielle de son expiration, ne représentait pas une date butoir pour lui. « Nous ne craignons pas (de lancer) une opération à Gaza, mais nous ne sommes pas pressés. Nous répondrons au calme par le calme, mais si la situation nous pousse à agir, nous répondrons en temps et en heure », a dit le ministre de la Défense Ehud Barak. À Ramallah en Cisjordanie, le président palestinien Mahmoud Abbas a aussi appelé au maintien de la trêve. « Nous appelons toutes les parties à (la) préserver car sa fin aggravera les souffrances de notre peuple. » Depuis un regain de violence début novembre après une opération israélienne, Israël riposte aux tirs de roquettes en fermant tous les points de passage de Gaza, complètement coupée du monde, l’Égypte maintenant également bouclée sa frontière avec le petit territoire palestinien. Sur le plan politique, M. Abbas, qui se rend vendredi à Washington puis à Moscou, a annoncé qu’il convoquerait « très prochainement » de nouvelles élections dans les territoires palestiniens, faute d’une réconciliation avec ses rivaux du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza. Le Hamas refuse la tenue de nouvelles législatives avant la fin, en janvier 2010, du mandat du Parlement actuel qu’il domine. Il exige en revanche un scrutin présidentiel seulement, faisant valoir que le mandat de M. Abbas s’achève normalement le 8 janvier 2009, ce que le Fateh conteste.
Abbas va convoquer des élections « très prochainement ».
Après le Hamas, un deuxième groupe armé palestinien, le Jihad islamique, a rejeté hier une prolongation de la trêve avec Israël à l’approche de son expiration. « La trêve avec l’ennemi n’a pas permis de réaliser nos objectifs (la fin du blocus de Gaza) et représente une menace contre l’intérêt de notre peuple, a affirmé le Jihad islamique dans un communiqué. Nous appelons tous les groupes palestiniens à la rejeter et à se concentrer sur les moyens de faire face aux plans sionistes. »
Le groupe radical a revendiqué le tir hier matin de quatre roquettes sur le territoire israélien, affirmant qu’il s’agissait d’une première riposte à l’élimination par Israël de l’un de ses membres en Cisjordanie occupée.
Dans l’après-midi, après...