Le Haut-Comité de secours a fait hier le bilan de ses dépenses et des versements déjà faits et ceux qui restent à faire pour dédommager les personnes sinistrées au Liban-Sud et dans la banlieue de Beyrouth, des suites de l’offensive israélienne de juillet 2006.
Dans un communiqué, le comité relève les points majeurs qui figurent dans le rapport présenté au Conseil des ministres portant sur les sommes reçues et celles déjà dépensées dans ce cadre depuis le début de l’année 2005 jusqu’à la fin du mois d’août 2008. Le texte, qui a été distribué à la presse, relève que la finalisation du processus de reconstruction au Liban-Sud et dans la banlieue de Beyrouth nécessite encore des sommes supplémentaires qui sont à ce jour inexistantes. À ce propos, le communiqué indique que le déficit actuel du comité s’élève à 424 millions de dollars que les aides extérieures avancées n’ont pas pu couvrir à ce jour. Il suggère ainsi une demande d’aide supplémentaire aux pays potentiellement donateurs ou des prêts que l’État devrait consentir après approbation du Parlement.
Ce rapport survient alors que la Chambre se réunit aujourd’hui pour un débat de politique générale, qui sera consacré en grande partie à la question de la reconstruction des habitations démolies par l’armée israélienne. Le secrétariat du Conseil des ministres avait d’ailleurs distribué le rapport complet aux ministres, sachant notamment qu’une session spéciale sera consacrée par le gouvernement à cette question.
Voici en substance le bilan que fait le Haut-Comité de secours
dans son rapport :
1- Depuis l’agression israélienne de juillet 2006, le comité a versé la somme de 217 millions de dollars couvrant des travaux de secours urgents et de reconstruction de l’infrastructure, notamment des ponts, des routes et des installations. La somme a également couvert les indemnités payées aux proches des martyrs et blessés ainsi qu’au déblaiement des débris. Quatre-vingt-sept millions de dollars du montant total ont été assurés par les pays donateurs et cent trente millions de dollars, soit près de 60 % de la somme, par l’État libanais qui a provisoirement emprunté la somme à la Banque centrale en attendant d’assurer le montant, soit par le biais d’autres donations de la part de pays tiers, soit par l’émission de bons du Trésor, une mesure qui nécessite l’aval du Parlement.
2- Le Haut-Comité de secours a en outre été chargé de distribuer la somme de 766 millions de dollars qui doivent être payés aux propriétaires de plus de cent huit mille unités résidentielles endommagées ou détruites au Liban-Sud et dans la banlieue de Beyrouth. Une partie de cette somme, soit deux cent quatre-vingt-quatorze millions (294) de dollars doivent être assurés par l’État, sachant que quatre cent soixante-douze (472) autres millions ont déjà été versés par les pays donateurs, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït, le sultanat de Oman, l’Irak, Bahreïn et l’Indonésie. Il incombe par conséquent à l’État libanais d’assurer près de 38 % du montant total, au moyen d’aides sollicitées auprès des États tiers, ou encore à l’aide de prêts que le Parlement doit approuver. Cette somme devra couvrir le dédommagement des propriétaires de près de 35 000 unités résidentielles, dont 12 469 au Liban-Sud et 22 149 dans la banlieue sud.
En définitive, l’État doit assurer près de 43 % du coût total des dédommagements et des aides versées aux personnes sinistrées et propriétaires d’habitations détruites, conclut le communiqué.
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Dans un communiqué, le comité relève les points majeurs qui figurent dans le rapport présenté au Conseil des ministres portant sur les sommes reçues et celles déjà dépensées dans ce cadre depuis le début de l’année 2005 jusqu’à la fin du mois d’août 2008. Le texte, qui a été distribué à la presse, relève que la finalisation du processus de reconstruction au Liban-Sud et dans la banlieue de Beyrouth nécessite encore des sommes supplémentaires qui sont à ce jour inexistantes. À ce propos, le communiqué indique que le déficit actuel du...