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Conjoncture Le Maroc veut maintenir la croissance malgré la crise financière

Le Maroc veut maintenir la croissance de son économie en dépit de la crise mondiale et du ralentissement observé chez ses principaux partenaires, notamment européens. « Toutes les données de 2008 confirment le maintien de la croissance de l’économie », affirme à l’AFP Mohammad Chafiki, chef de la direction des études et prévisions financières au ministère des Finances. Ce responsable écarte d’emblée tout impact négatif de la crise internationale sur le système financier marocain, qui « n’a pas de créances toxiques ». Mais sur l’économie réelle, il prévoit des retombées négatives. Notamment sur les investissements étrangers, le tourisme, le textile et les transferts financiers des Marocains de l’étranger. Pour 2009, le ministère avait prévu un taux de croissance de l’économie de 5,8 %, contre 6,8 % escomptés en 2008. Les commandes étrangères de produits et services marocains « devraient ralentir » et ne progresser que de 0,3 % en 2009, contre 2 % en 2008, « compte tenu du ralentissement attendu chez nos principaux partenaires commerciaux », estime par ailleurs le ministère dans un document remis à l’AFP. Pour mieux affronter cette situation, M. Chafiki souligne que « les chances du Maroc, qui bénéficie de sa proximité de l’Europe, se trouvent dans des niches de produits ». Prenant le textile comme exemple, il ajoute qu’« il ne faut plus se cantonner aux grosses commandes ». Très prudent, le chef du Haut-Commissariat au plan (HCP, public) Ahmad Lahlimi affirme que « le Maroc pourra faire face à la crise internationale sans grandes difficultés ». Il cite d’importants investissements prévus par l’État en 2009, une prise de conscience « précoce » des entreprises du textile pour s’adapter à la crise et des mesures prises pour encourager la demande dans l’immobilier. M. Lahlimi évoque également la baisse du prix des hydrocarbures, des matières premières, des produits alimentaires et « probablement une excellente récolte » en 2009. Najib Akesbi, professeur d’économie à l’Institut agronomique de Rabat, se montre moins optimiste et appelle à « un véritable plan de relance de l’économie, qui marche sur deux jambes ». « Il faut maintenir les investissements publics et améliorer le pouvoir d’achat de la classe moyenne et des couches pauvres de la population », explique-t-il à l’AFP. Car, dit-il, « la relance, c’est d’abord la demande intérieure ».
Le Maroc veut maintenir la croissance de son économie en dépit de la crise mondiale et du ralentissement observé chez ses principaux partenaires, notamment européens.
« Toutes les données de 2008 confirment le maintien de la croissance de l’économie », affirme à l’AFP Mohammad Chafiki, chef de la direction des études et prévisions financières au ministère des Finances. Ce responsable écarte d’emblée tout impact négatif de la crise internationale sur le système financier marocain, qui « n’a pas de créances toxiques ». Mais sur l’économie réelle, il prévoit des retombées négatives. Notamment sur les investissements étrangers, le tourisme, le textile et les transferts financiers des Marocains de l’étranger.
Pour 2009, le ministère avait prévu un taux de croissance de l’économie de 5,8 %,...