Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Appel pour la révision des procès orchestrés sous la tutelle syrienne

M. Victor Goraïeb a tenu hier au siège de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire (FDHDH) une conférence de presse au cours de laquelle il a lancé un appel en vue de la révision des procès orchestrés à l’époque de l’occupation syrienne, de manière à « abolir les jugements iniques rendus (durant cette période) à l’encontre de certains Libanais ». Au début de son point de presse, M. Goraïeb a commencé par rendre hommage à l’action entreprise par la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire à différents niveaux, soulignant qu’il coordonne son action avec cette fondation au sujet de son projet. Se référant à une déclaration de l’ancien ministre de la Justice, Charles Rizk, qui avait souligné qu’en sa qualité de ministre de la Justice il était parfaitement conscient des lacunes qui marquent l’action de la justice, M. Goraiëb a déclaré : « Ce genre de déclaration est la plus grande preuve de la justesse de la campagne que nous menons en vue d’abolir les effets des jugements iniques. Mais le soutien du ministre de la Justice de l’époque a conforté des convictions mais n’a pas proposé des solutions. Celles-ci doivent traiter les conséquences, ce qui revient à mettre fin à l’injustice dont ont été victimes ceux qui ont été opprimés. » M. Goraïeb a souligné sur ce plan que du temps de la tutelle syrienne, des procès-verbaux étaient préparés à l’avance et soumis aux personnes arrêtées pour qu’elles les signent sans prendre connaissance de leur teneur. « Certaines des personnes qui étaient invitées à signer ces procès-verbaux devaient le faire les yeux bandés, a souligné M. Goraïeb. Celles qui refusaient de signer étaient soumises à d’horribles tortures ou à un chantage portant sur les membres de leur famille. » M. Goraïeb a préconisé à cet égard la formation d’un tribunal spécial qui serait chargé de rouvrir tous les dossiers des condamnations prononcées à l’époque de la tutelle syrienne afin que la vérité soit dévoilée et que les procès puissent être révisés de manière à rendre justice à ceux qui ont été injustement condamnés. Un groupe d’étudiants et de spécialistes a effectué des études et des recherches afin de déterminer la procédure qui pourrait être suivie afin d’atteindre cet objectif. La proposition de M. Goraïeb est basée sur un précédent français datant de la Seconde Guerre mondiale. Une proposition de loi, que huit députés jusqu’à présent ont déclaré vouloir signer, a été élaborée afin de lancer ce chantier de révision des procès manipulés par l’ancien système sécuritaire libano-syrien. En vue de mener à bien ce projet, les personnes qui s’estiment concernées et lésées par les procès iniques en question devraient fournir les informations concernant leur cas en entrant en contact avec le numéro 03-562508.
M. Victor Goraïeb a tenu hier au siège de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire (FDHDH) une conférence de presse au cours de laquelle il a lancé un appel en vue de la révision des procès orchestrés à l’époque de l’occupation syrienne, de manière à « abolir les jugements iniques rendus (durant cette période) à l’encontre de certains Libanais ».
Au début de son point de presse, M. Goraïeb a commencé par rendre hommage à l’action entreprise par la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire à différents niveaux, soulignant qu’il coordonne son action avec cette fondation au sujet de son projet. Se référant à une déclaration de l’ancien ministre de la Justice, Charles Rizk, qui avait souligné qu’en sa qualité de ministre de la Justice il était parfaitement...