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Russie Poutine esquisse une possible détente avec Washington

Le Premier ministre exclut une élection présidentielle anticipée d’ici à 2012. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a tendu la main hier au futur président américain, Barack Obama, lors d’une longue prestation très médiatique qui a confirmé sa toute-puissance au sommet de l’État. « Nous nous attendons à des changements positifs (à Washington). Il y a déjà de premiers signaux positifs », a déclaré M. Poutine, s’emparant d’une prérogative toute présidentielle, la politique étrangère, au cours d’un marathon télévisé de questions-réponses avec ses concitoyens. « Regardez cette réunion (mardi) des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN : l’Ukraine et la Géorgie se sont vues refuser le Plan d’action en vue de l’adhésion à l’Alliance », s’est-il félicité, une telle perspective révulsant Moscou. « On entend dire qu’il faut construire les relations avec la Russie en tenant compte de ses intérêts. Si ce ne sont pas que des mots et si cela se transforme en une politique concrète, notre réaction sera adéquate et nos partenaires américains le ressentiront aussitôt », a-t-il promis. Poursuivant une tradition instaurée lorsqu’il était au Kremlin, M. Poutine a répondu pendant trois heures et huit minutes à 72 questions très axées sur le quotidien, peur du chômage, accès au logement, réforme de l’armée. Il a battu au passage de deux minutes son record de 2007 et éclipsé une nouvelle fois médiatiquement le président Dmitri Medvedev. D’une question à l’autre, il s’est affiché aussi comme le président de Russie unie, un parti au pouvoir à tous les échelons en Russie tel le Parti communiste à l’époque de l’URSS. « L’important, ce n’est évidemment pas le fauteuil que j’occupe mais les responsabilités que j’exerce dans le pays. Pour moi, ce n’est pas nouveau », a-t-il lancé, comme pour balayer les spéculations sur son possible retour au Kremlin. À l’issue de l’émission, interrogé par les journalistes, il a d’ailleurs exclu une élection présidentielle anticipée d’ici à 2012 et vanté l’efficacité de son tandem avec le président Dmitri Medvedev. Tout en renvoyant la responsabilité de la crise financière mondiale sur les États-Unis, le Premier ministre a appelé la Russie à se tenir prête à faire face aux épreuves, mais a promis à ses concitoyens que les « dégâts » seraient « limités ».
Le Premier ministre exclut une élection présidentielle anticipée d’ici à 2012.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a tendu la main hier au futur président américain, Barack Obama, lors d’une longue prestation très médiatique qui a confirmé sa toute-puissance au sommet de l’État. « Nous nous attendons à des changements positifs (à Washington). Il y a déjà de premiers signaux positifs », a déclaré M. Poutine, s’emparant d’une prérogative toute présidentielle, la politique étrangère, au cours d’un marathon télévisé de questions-réponses avec ses concitoyens.
« Regardez cette réunion (mardi) des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN : l’Ukraine et la Géorgie se sont vues refuser le Plan d’action en vue de l’adhésion à l’Alliance », s’est-il...