La visite du général Aoun en Syrie suscite toutes les passions, aussi bien dans les rangs de la majorité, qui lui est hostile, que chez les prosyriens, qui l’encensent.
« Le peuple libanais a-t-il mandaté Michel Aoun pour qu’il représente l’être libanais et qu’il aille le purifier en Syrie ? » Telle est la question posée hier par Samir Geagea, en réaction à la visite du chef du CPL à Damas. La réponse, de toute évidence, est négative, a poursuivi le chef des FL, estimant que c’est le président de la République qui représente l’ensemble du peuple libanais et donc l’être libanais.
Samir Geagea a estimé que ce qui relève du « passé » pour Michel Aoun, à savoir les problèmes en suspens avec la Syrie, est encore d’actualité : les détenus libanais en Syrie, la question de la délimitation des frontières et des hameaux de Chebaa, le soutien syrien à certaines milices palestiniennes, ainsi que les innombrables tentatives syriennes de déstabiliser le Liban depuis trois ans.
Samir Geagea a également dénoncé la référence à l’exemple franco-allemand, à travers la visite du président de Gaulle à Adenauer. « Le régime allemand avait complètement changé, les dirigeants nazis avaient été conduits devant les tribunaux, ; or le régime syrien n’a pas changé depuis trente ans », a-t-il noté.
Le chef des FL a par ailleurs démonté l’argument selon lequel la Syrie ne s’ingère pas dans les législatives, évoquant les accueils réservés par le régime aux candidats libanais, « et comment certains œuvrent pour obtenir le siège maronite de Baalbeck-Hermel (actuellement dévolu au prosyrien Nader Succar) ; comment encore Damas œuvre pour garder dans son escarcelle le siège grec-orthodoxe de Marjeyoun-Hasbaya (occupé par le PSNS Assaad Hardane), alors que le général Aoun souhaite follement y placer le général Abou Jamra ; sans oublier les efforts qui visent à pousser le général Aoun à adopter un candidat PSNS au Metn ». L’un des principaux buts de la visite du chef du CPL à Damas est donc la mise en place des listes électorales, a-t-il dit.
Le chef des FL a enfin exprimé sa crainte devant les hommages de Bouthayna Chaabane au général Aoun, qui a qualifié les positions de ce dernier de « nationales ». « Il faut craindre le pire pour le général, et pour nous tous après lui », a-t-il ajouté.
De son côté, le chef du Parti national libéral, Dory Chamoun, a estimé qu’outre le marchandage électoral, Michel Aoun est allé à Damas pour « payer une dette » au régime syrien. « Lorsqu’il était en France, la Syrie l’a aidé à retourner pour mener la bataille électorale.
Damas aurait préféré voir Aoun accéder à la présidence, et non pas un autre », a-t-il précisé.
La visite de Aoun a par ailleurs suscité les applaudissements du PSNS, de Talal Arslane, du Baas, de Fayçal Daoud et de Fathi Yakan.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La visite du général Aoun en Syrie suscite toutes les passions, aussi bien dans les rangs de la majorité, qui lui est hostile, que chez les prosyriens, qui l’encensent.
« Le peuple libanais a-t-il mandaté Michel Aoun pour qu’il représente l’être libanais et qu’il aille le purifier en Syrie ? » Telle est la question posée hier par Samir Geagea, en réaction à la visite du chef du CPL à Damas. La réponse, de toute évidence, est négative, a poursuivi le chef des FL, estimant que c’est le président de la République qui représente l’ensemble du peuple libanais et donc l’être libanais.
Samir Geagea a estimé que ce qui relève du « passé » pour Michel Aoun, à savoir les problèmes en suspens avec la Syrie, est encore d’actualité : les détenus libanais en Syrie, la question de la délimitation des...