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Les intellectuels chiites réclament des élections au CSC

Un communiqué publié par le « Rassemblement des intellectuels chiites », présidé par Raëf Rida, s’est élevé, en des termes très sévères, contre le projet de désigner cheikh Abdel Amir Kabalan à la présidence du Conseil supérieur chiite (CSC), suite à un accord en ce sens qui aurait été conclu entre le Hezbollah et le mouvement Amal. Cheikh Kabalan occupe actuellement le poste de vice-président du CSC, la présidence étant vacante depuis la disparition de l’imam Moussa Sadr en 1978. Le Rassemblement a stigmatisé dans ce cadre « le monopole au niveau de la décision de la communauté, ce monopole étant imposé en ayant recours au principe de la désignation au lieu de l’élection » (au niveau du CSC). « Nous ne savons plus si nous sommes dans une République ou un royaume, souligne notamment le Rassemblement des intellectuels chiites. Les instances civile et chériée, qui regroupent des médecins, des ingénieurs, des pharmaciens, des avocats, des professeurs d’université et des dignitaires religieux inscrits sur les listes de la communauté et de l’État, n’ont-ils pas le droit d’élire leurs représentants véritables, conformément au statut interne du Conseil supérieur chiite ? » En conclusion, le communiqué a exhorté le président de la République, « qui est garant de la Constitution et des lois en vigueur, à mettre un terme à cette mascarade et à inciter les parties concernées à organiser les élections au Conseil supérieur chiite, après l’élection des deux instances civile et chériée, sur base du statut interne et des lois en vigueur ».
Un communiqué publié par le « Rassemblement des intellectuels chiites », présidé par Raëf Rida, s’est élevé, en des termes très sévères, contre le projet de désigner cheikh Abdel Amir Kabalan à la présidence du Conseil supérieur chiite (CSC), suite à un accord en ce sens qui aurait été conclu entre le Hezbollah et le mouvement Amal. Cheikh Kabalan occupe actuellement le poste de vice-président du CSC, la présidence étant vacante depuis la disparition de l’imam Moussa Sadr en 1978.
Le Rassemblement a stigmatisé dans ce cadre « le monopole au niveau de la décision de la communauté, ce monopole étant imposé en ayant recours au principe de la désignation au lieu de l’élection » (au niveau du CSC). « Nous ne savons plus si nous sommes dans une République ou un royaume, souligne notamment le...