Ultimatum de Najjar aux politiciens : Cessez vos interventions dans la justice
le 01 décembre 2008 à 00h00
Le colloque régional sur « le bon appareil judiciaire et la justice pénale », organisé par le ministère libanais de la Justice en coopération avec le bureau régional de l’Escwa, a clôturé ses travaux hier par des résolutions qui visent à renforcer la coopération entre les pays arabes sur le plan des législations et de l’appareil judiciaire.
Le colloque a toutefois été marqué par l’important discours du ministre Ibrahim Najjar qui a adressé un véritable ultimatum à la classe politique libanaise, la pressant de ne plus intervenir dans la justice. Cet ultimatum intervient alors que les permutations judiciaires se font attendre et ont même poussé le juge Ralph Riachi à démissionner pour protester contre leur non-adoption. D’ailleurs, le ministre Najjar s’est demandé devant ses confrères arabes et devant le parterre de magistrats et de spécialistes en matière juridique : « Que signifie l’indépendance de la justice alors que les nominations judiciaires sont tributaires d’une décision politique, pour ne pas dire d’un partage des parts, qui a été récemment rejeté par le chef de l’État ? » Najjar a encore affirmé que la réforme de la justice doit dépasser les considérations religieuses et confessionnelles, car « la justice est une et indivisible », et il a rappelé que les permutations judiciaires n’ont aucun sens si elles ne visent pas la bonne gouvernance judiciaire. Le ministre a précisé que les nominations portent sur 109 jeunes magistrats qui attendent d’être affectés à des postes pour contribuer à l’accélération des processus judiciaires et traiter les nombreux dossiers en suspens.
Au sujet de la justice pénale, Ibrahim Najjar a estimé qu’elle touche à des questions essentielles qui concernent les libertés publiques, la situation des prisons et les traitements infligés aux prévenus. Il a enfin exprimé sa conviction que la réforme judiciaire passe par l’adoption du critère de la compétence, le temps de la discrimination positive étant résolu car, selon lui, toutes les confessions disposent de hautes compétences...
Najjar a conclu son intervention en précisant que la justice n’est pas compatible avec les tensions et les tiraillements. « L’heure de vérité a sonné, a déclaré le Professeur Najjar. Laissez-nous rêver des réformes, car il n’y a pas de réformes sans rêves. »
Le colloque régional sur « le bon appareil judiciaire et la justice pénale », organisé par le ministère libanais de la Justice en coopération avec le bureau régional de l’Escwa, a clôturé ses travaux hier par des résolutions qui visent à renforcer la coopération entre les pays arabes sur le plan des législations et de l’appareil judiciaire.
Le colloque a toutefois été marqué par l’important discours du ministre Ibrahim Najjar qui a adressé un véritable ultimatum à la classe politique libanaise, la pressant de ne plus intervenir dans la justice. Cet ultimatum intervient alors que les permutations judiciaires se font attendre et ont même poussé le juge Ralph Riachi à démissionner pour protester contre leur non-adoption. D’ailleurs, le ministre Najjar s’est demandé devant ses confrères arabes et devant...
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