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Télécoms La baisse des tarifs du cellulaire reste conditionnée par le développement du réseau

La réduction de 10 % de la facture de téléphonie mobile sera progressive et dépendra de l’installation de 800 000 lignes supplémentaires, selon Gebran Bassil. L’annonce d’une baisse prochaine des tarifs de la téléphonie mobile à l’issue de la réunion du Conseil des ministres de mercredi a suscité une vague d’enthousiasme dans le pays. Les abonnés aux services du cellulaire doivent toutefois attendre plusieurs mois encore avant de pouvoir profiter de cette baisse qui reste conditionnée à l’élargissement du réseau, comme l’a expliqué le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, lors d’une conférence de presse tenue hier. Le ministre a déploré d’emblée le fait que « les politiques adoptées depuis l’introduction du cellulaire au Liban aient imposé aux abonnés des tarifs exorbitants ». « Loin de baisser, les tarifs ont augmenté de 5 % par an au cours des premières années et se sont vus majorés de taxes forfaitaires et d’impôts municipaux, a-t-il ajouté. L’État a engrangé injustement des recettes supplémentaires au détriment des citoyens. Une réduction des tarifs s’imposait donc d’autant plus que la téléphonie mobile n’est pas un service de luxe mais un véritable moteur pour l’économie. » Gebran Bassil a également mis l’accent sur les trois points de la décision prise par le Conseil des ministres mercredi et qui seront appliqués progressivement. Il s’agit de baisser de 10 % le tarif à la minute, d’allonger le délai de validité des lignes prépayées à 3 mois, voire 1 an, et de mettre en place un système de facturation par fractions de minute (30, 15 ou 6 secondes) « en attendant de pouvoir comptabiliser les communications par seconde ». « Toujours est-il que l’un des deux opérateurs n’est pas équipé pour pouvoir facturer par fractions de minute », a précisé le ministre. « Il reste que les tarifs ne vont pas baisser dès demain, a-t-il ajouté. Il faut procéder auparavant à une amélioration du réseau. Il va sans dire que toute baisse des prix engendre une hausse de la demande. Or notre réseau de téléphonie mobile a dépassé sa capacité de fonctionnement et ne peut accueillir de nouveaux abonnés. Les équipements n’ont pas été renouvelés depuis 15 ans et le nombre d’antennes de retransmission est insuffisant. D’ailleurs, il est loin d’être certain que le réseau dans son état actuel puisse supporter la croissance exponentielle des communications en période d’élections. Il faut augmenter la capacité du réseau de 800 000 lignes supplémentaires. J’appelle donc le public à la patience, vu que la baisse des tarifs dépend de l’augmentation de la capacité d’accueil du réseau ». Gebran Bassil a en outre indiqué qu’une opération de développement de l’infrastructure de la téléphonie mobile a été décidée par le gouvernement et devrait être lancée ce lundi pour durer 5 mois, c’est-à-dire jusqu’en avril 2009. Il a précisé à L’Orient-Le Jour que ce processus sera financé par l’État, refusant de dévoiler le volume des investissements requis ni l’ampleur du recul des recettes de l’État suite à la baisse des tarifs. « Nous sommes en période de transition de deux mois, en attendant la conclusion de nouveaux contrats avec deux nouveaux opérateurs qui seront sélectionnés par adjudication publique, a-t-il précisé. La principale innovation de la décision du Conseil des ministres consiste dans la réforme des clauses des contrats qui seront signés avec les nouveaux opérateurs. » Pour le ministre, il faut inciter les opérateurs à investir dans le réseau afin d’améliorer sa capacité, réduire les tarifs et leur donner les moyens financiers d’y procéder. « Pour ce faire, nous sommes convenus que le revenu de l’opérateur ne sera plus forfaitaire mais dépendra du nombre de ses abonnements, a-t-il ajouté. Nous avons mis en place des indicateurs de la qualité des services et des indices de la baisse des tarifs. Toute réduction des prix permettra à l’opérateur d’accroître ses revenus. De plus, l’application des obligations d’amélioration du réseau sera tributaire de délais précis et tout dépassement par l’opérateur de ces délais sera sanctionné par des amendes. » Et Gebran Bassil de conclure que « ce plan ne marque que la première étape du long processus de développement de notre réseau, qui est loin d’être parfait ». Ma.H.
La réduction de 10 % de la facture de téléphonie mobile sera progressive et dépendra de l’installation de 800 000 lignes supplémentaires, selon Gebran Bassil.
L’annonce d’une baisse prochaine des tarifs de la téléphonie mobile à l’issue de la réunion du Conseil des ministres de mercredi a suscité une vague d’enthousiasme dans le pays. Les abonnés aux services du cellulaire doivent toutefois attendre plusieurs mois encore avant de pouvoir profiter de cette baisse qui reste conditionnée à l’élargissement du réseau, comme l’a expliqué le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, lors d’une conférence de presse tenue hier.
Le ministre a déploré d’emblée le fait que « les politiques adoptées depuis l’introduction du cellulaire au Liban aient imposé aux abonnés des tarifs...