Ronald Zubar passera-t-il l’hiver à Marseille ? La question est ouverte, après quelques boulettes qui lui ont valu le statut de souffre-douleur du Vélodrome, mais le défenseur marseillais a du répondant et sa prestation à Liverpool mercredi a redressé sa cote.
Avant ce match de Ligue des champions, son sort semblait quasi scellé et les dirigeants marseillais n’excluaient pas un départ au mercato de l’ancien international espoirs.
Il faut dire qu’ils avaient encore en tête quelques ratages, dont le dernier en date dimanche devant Lille (2-2) : une tête en retrait pour Mandanda s’était transformée en passe décisive pour le Brésilien Bastos et en cauchemar pour Zubar, cible de tous les sifflets du stade. Y compris après la pause, puisque l’entraîneur marseillais Éric Gerets décidait de le maintenir à son poste.
À son passif, le public inscrit aussi volontiers une erreur d’appréciation en C1 devant Liverpool à l’aller, lorsque sa faute sur Babel valut penalty, transformé.
D’autres hésitations cette saison, scrutées de près, finissent d’associer l’image du joueur à une certaine fébrilité.
D’où ces propos du président Pape Diouf avant le match à Anfield : « Sa situation à l’OM n’est pas simple, elle est même compliquée. Il nous reviendra à tous de voir comment cet avenir peut se dessiner à nouveau chez nous. » Une manière à peine diplomatique de lui signifier qu’un départ au mercato est une hypothèse sérieuse.
« Il est fort »
À Liverpool mercredi, l’ancien Caennais, à l’OM depuis 2006, a pourtant relevé le gant. Il n’est pas étranger au match sans éclat de Fernando Torres, l’un des meilleurs attaquants du monde... Et sa participation à la tâche offensive a été remarquée. Au point que les supporteurs marseillais présents l’ont finalement encouragé.
« Il est fort quand même ! Il ne se laisse pas faire. Je lui ai dit avant ce match : je te mets quand même, je me fous de tout le monde, je veux juste que tu te libères la tête et que tu joues un match de foot. Je voulais compter sur lui et j’ai pu compter sur lui », s’est félicité Gerets qui n’a jamais lâché son joueur. Il reconnaît toutefois que « chaque fois qu’il commet une petite erreur, il y a de grosses conséquences, contrairement aux autres ».
À 23 ans, le Guadeloupéen traverse en tout cas une sacrée zone de turbulences, pas aidé non plus par l’absence d’une solution crédible en défense centrale. « Quand on se fait taper dessus, il faut faire le dos rond. Ce n’est jamais facile d’être sifflé et les supporteurs m’ont fait chaud au cœur », a-t-il déclaré sur la télé du club après le match de mercredi.
À Toulouse demain, Gerets devrait lui renouveler sa confiance. Comme il l’avait renouvelé la saison dernière au latéral Taye Taiwo, quand il fut en difficulté. « Ronald a subi un peu la même campagne que Taye, quand tout le monde voulait nous faire croire qu’il était nul. Sa meilleure réponse, il l’a donnée mercredi. Il a reçu des coups, mais il est courageux », assure le directeur sportif José Anigo.
Celui-ci ne nie pas pourtant qu’une prochaine discussion aura lieu avec le joueur, « comme avec d’autres », sur son avenir.
Et que l’OM cherche un défenseur supplémentaire. Zubar est encore sous surveillance…
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Avant ce match de Ligue des champions, son sort semblait quasi scellé et les dirigeants marseillais n’excluaient pas un départ au mercato de l’ancien international espoirs.
Il faut dire qu’ils avaient encore en tête quelques ratages, dont le dernier en date dimanche devant Lille (2-2) : une tête en retrait pour Mandanda s’était transformée en passe décisive pour le Brésilien Bastos et en cauchemar pour Zubar, cible de tous les sifflets du stade. Y compris après la pause, puisque l’entraîneur marseillais Éric Gerets décidait de le maintenir à son...