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Actualités - Chronologie

Inde Nuit d’horreur à Bombay

Au moins 80 personnes ont été tuées hier soir à Bombay dans une série d’attaques terroristes coordonnées, revendiquées par les Moujahidine du Deccan. Près de 80 personnes sont mortes dans une série d’attaques visant, hier soir, des lieux fréquentés par des Occidentaux à Bombay, capitale financière de l’Inde, a déclaré la police qui parle d’actes terroristes coordonnés. Selon les chaînes de télévision, le chef de l’unité antiterroriste de Bombay, Hemant Karkare, fait partie des tués. Les autorités ont également fait état d’au moins 250 blessés. Selon des chaînes de télévision indiennes, des Occidentaux étaient en outre, hier soir, retenus en otages dans les hôtels de luxe Taj et Oberoi, deux des cibles de ces attentats. « Je suppose qu’ils cherchaient des étrangers, parce qu’ils demandaient les passeports britanniques ou américains, a raconté Rakesh Patel, un ressortissant britannique qui vit à Hong Kong et résidait à l’hôtel Taj pour affaires. Ils avaient des bombes. » « Ils sont arrivés par le restaurant, a-t-il dit à la chaîne NDTV, le visage taché de traces de suie. Des jeunes, peut-être 20 ans, 25 ans. Ils avaient deux armes. » Parmi les personnes toujours retranchées dans l’hôtel Taj, hier dans la nuit, figuraient des députés européens. « Mon hôtel est encerclé par la police et il y a des hommes armés à l’intérieur », a déclaré le député catalan Ignasi Guardans, joint dans l’hôtel par une radio espagnole. « Nous sommes en contact avec d’autres députés à l’intérieur de l’hôtel. L’un est dans une chambre, l’autre caché dans les cuisines. Un autre responsable a été blessé. Il est à l’hôpital », a-t-il déclaré. Un député britannique, présent au Taj, a déclaré avoir vu un tireur en action dans un couloir. Une cinquantaine de ressortissants coréens se trouvent également à l’intérieur de l’hôtel, ont déclaré leurs chauffeurs qui les attendaient à l’extérieur. En milieu de nuit, le Taj était la proie des flammes, et des militaires avaient pénétré à l’intérieur de l’hôtel Oberoi. Le chef de la police de l’État, A.N. Roy, a déclaré qu’il s’agissait d’attaques terroristes à l’arme automatique et à la grenade visant neuf sites. Parmi les sites visés, figure le Café Leopold, célèbre restaurant de la ville que fréquentent les touristes. Plusieurs hôtels de luxe, dont Taj, Oberoi et Trident, mais aussi des hôpitaux et la gare centrale de Bombay ont également été visés. « Ils (les agresseurs) sont entrés dans la zone passagers de la gare et se sont mis à ouvrir le feu », a dit A.K. Sharma, de la police ferroviaire de Bombay. Un habitant a parlé d’une explosion dans une voiture près d’un aéroport de la ville. Les télévisions ont montré les images des halls d’entrée des hôtels cinq étoiles Taj et Oberoi en proie aux flammes et des personnes évacuées de l’hôtel Oberoi, les mains sur la tête. Dans la nuit, un groupe se présentant comme les Moujahidine du Deccan a revendiqué les attentats, a rapporté l’agence indienne Press Trust of India. Au cours des derniers mois, une série d’attaques coordonnées se sont produites en Inde. Un groupe islamiste peu connu, la Force islamique de sécurité – Moujahidine indiens, a revendiqué des attaques perpétrées en novembre dans l’État d’Assam, dans le nord-est de l’Inde, et six semaines plus tard à New Delhi.
Au moins 80 personnes ont été tuées hier soir à Bombay dans une série d’attaques terroristes coordonnées, revendiquées par les Moujahidine du Deccan.
Près de 80 personnes sont mortes dans une série d’attaques visant, hier soir, des lieux fréquentés par des Occidentaux à Bombay, capitale financière de l’Inde, a déclaré la police qui parle d’actes terroristes coordonnés. Selon les chaînes de télévision, le chef de l’unité antiterroriste de Bombay, Hemant Karkare, fait partie des tués. Les autorités ont également fait état d’au moins 250 blessés.
Selon des chaînes de télévision indiennes, des Occidentaux étaient en outre, hier soir, retenus en otages dans les hôtels de luxe Taj et Oberoi, deux des cibles de ces attentats. « Je suppose qu’ils cherchaient des étrangers, parce qu’ils...