Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Vols de voitures en hausse, les FSI réactivent leur plan

Les vols de voitures à main armée avaient causé une psychose dans le pays au cours de l’été dernier. Un plan mis en place par les Forces de sécurité intérieure avait réussi à réprimer drastiquement ces actes de banditisme et les FSI avaient arrêté plusieurs coupables. Néanmoins, il semble que le nombre de ce type de vols soit reparti à la hausse dernièrement. Rien que dimanche, un étudiant universitaire a été victime d’un incident de ce type, sur le boulevard Émile Lahoud, et la voiture d’un médecin a été dérobée par des malfaiteurs sur l’autoroute de Baabdat, a indiqué à L’Orient-Le Jour le chef de la police judiciaire, le brigadier Anouar Yéhya. « L’une des victimes a pu identifier trois personnes comme étant ses agresseurs parmi les photos de bandits recherchés que nous lui avons présentées », a précisé l’officier. Ces vols étaient apparus dans le Metn et le Kesrouan, il y a trois ou quatre mois, a noté de son côté le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, dans un entretien avec L’Orient-Le Jour. Et le schéma adopté par les malfaiteurs semble être toujours le même. Georges, enseignant dont la voiture avait été volée pendant l’été, raconte qu’il a été obligé de s’arrêter par un véhicule qui lui barrait la route. Les voleurs l’ont alors astreint à leur abandonner sa Mercedes, sous la menace des armes. Quelques jours plus tard, ils l’ont appelé pour l’inviter à venir récupérer sa voiture, dans un village de la Békaa, en échange d’une rançon de 10 mille dollars. « Effectivement, je me suis rendu seul au rendez-vous, poursuit-il. Ironiquement, ils ont été très gentils. Ils m’ont offert un café avant de prendre l’argent et de me rendre mon véhicule entièrement délabré, la radio, les haut-parleurs et tous les équipements électroniques en moins. » Il convient de souligner qu’au cours de l’été, les FSI avaient lancé un plan de grande envergure pour mettre un terme à ces vols. « Ce plan repose sur deux volets essentiels, a expliqué le général Rifi. Nous avions renforcé nos unités déployées sur les routes pour tranquilliser la population et nous avions enjoint aux RG des FSI de mener une enquête pour identifier les coupables. » Et effectivement, la brigade judiciaire a pu appréhender 18 personnes « faisant partie de l’une des plus dangereuses bandes de vols de voitures », a précisé de son côté le brigadier Yéhya. « Et nos statistiques montrent que notre plan avait très bien réussi. Nous avons enregistré 19 vols de voitures à main armée en août, 18 en septembre, 9 en octobre et 3 en novembre. Suite aux incidents de dimanche, nous avons tenu une réunion de coordination, sous l’égide du ministre de l’Intérieur, Ziyad Baroud. Et nous avons décidé de relancer notre plan qui a effectivement été appliqué dès dimanche et qui durera autant qu’il le faudra pour ne pas laisser de répit aux bandits. Le nombre de barrages policiers a été augmenté. Et nous avons réussi à appréhender quatre personnes recherchées par les forces de l’ordre pour des motifs criminels. » Mais les forces de l’ordre peuvent-elles pénétrer dans certaines zones où les malfaiteurs ont l’habitude de se réfugier, protégés par des forces tribales ou politiques ? D’ailleurs, n’a-t-on pas vu dernièrement un baron de la drogue se promener devant les objectifs des caméras, comme pour narguer les autorités ? Le général Rifi répond à cette interrogation en affirmant que « personne ne protègera plus les bandits ». « Nous ferons quelque chose de remarquable à cet égard très bientôt », a-t-il enfin promis. Ma.H
Les vols de voitures à main armée avaient causé une psychose dans le pays au cours de l’été dernier. Un plan mis en place par les Forces de sécurité intérieure avait réussi à réprimer drastiquement ces actes de banditisme et les FSI avaient arrêté plusieurs coupables. Néanmoins, il semble que le nombre de ce type de vols soit reparti à la hausse dernièrement.
Rien que dimanche, un étudiant universitaire a été victime d’un incident de ce type, sur le boulevard Émile Lahoud, et la voiture d’un médecin a été dérobée par des malfaiteurs sur l’autoroute de Baabdat, a indiqué à L’Orient-Le Jour le chef de la police judiciaire, le brigadier Anouar Yéhya. « L’une des victimes a pu identifier trois personnes comme étant ses agresseurs parmi les photos de bandits recherchés que nous lui avons...