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Les marchés du Golfe volatils sous l’effet d’incertitudes économiques

Les Bourses des riches monarchies pétrolières du Golfe ont fortement fluctué hier en raison des incertitudes nées de la crise financière internationale, les marchés saoudien et celui de Dubaï étant les gros perdants de la journée. L’indice, Saudi Tadawul All-Shares Index (TASI), a glissé de 3,93 % à 4 969,96 points, sous la barre des 5 000 points pour la première en 55 mois. Le TASI a eu des gains modestes ces deux derniers jours après avoir commencé la semaine samedi sur des pertes de 7,4 %. Depuis samedi, l’indice a perdu plus de 10 % et 33,2 % depuis début septembre. Le marché a été tiré vers le bas par les secteurs de la pétrochimie et de la banque, qui ont perdu respectivement 7,7 % et 3,5 %. Le leader du marché, le géant de la pétrochimie, Sabic, a cédé 9,8 % juste sous les 10 % autorisés. Cette firme a perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse ces trois dernières semaines. Le TASI a reculé de 55 % depuis le début de l’année. Le Kuwait Stock Exchange a gagné 1 % avant de glisser à -0,8 % en dépit d’une hausse de 3 % du secteur bancaire. Finalement, le marché a fini sur une note positive en hausse de 0,36 % pour la première fois depuis le 5 novembre. La Bourse de Koweït a ainsi mollement réagi à de nouvelles mesures gouvernementales de soutien, dont celle annoncée par le gouverneur de la Banque centrale, cheikh Salem Abdelaziz al-Sabah, sur l’achat d’actions par le gouvernement. Cheikh Salem, qui préside une équipe chargée de trouver des réponses à la crise financière, a précisé qu’un portefeuille, qui sera géré par le Kuwait Investment Authority, le fonds souverain du Koweït fort de 300 milliards de dollars, va acheter sur le long terme des actions de firmes cotées. Il n’a pas donné de chiffres, mais la presse locale a estimé ce portefeuille à plusieurs milliards de dollars. Une recommandation dans ce sens est attendue lors d’une réunion du Conseil des ministres hier. Le marché était aussi sous l’effet de l’ampleur des pertes de la Gulf Bank, le deuxième établissement du pays, révélées lundi et qui s’élèvent à 1,4 milliard de dollars. Cette annonce a été suivie par la démission du conseil d’administration de la banque. Aux Émirats arabes unis, le Dubai Financial Market a également été victime d’un marché nerveux, notamment sur les actions du géant de l’immobilier Emaar. Dans son ensemble, le secteur immobilier a perdu 9,5 %. Sur les autres places, Doha a fini en hausse de 2,8 % alors que le Muscat Securities Market progressait de 1,4 % tandis que le Bahrain Stock Exchange perdait juste 0,1 %.
Les Bourses des riches monarchies pétrolières du Golfe ont fortement fluctué hier en raison des incertitudes nées de la crise financière internationale, les marchés saoudien et celui de Dubaï étant les gros perdants de la journée.
L’indice, Saudi Tadawul All-Shares Index (TASI), a glissé de 3,93 % à 4 969,96 points, sous la barre des 5 000 points pour la première en 55 mois.
Le TASI a eu des gains modestes ces deux derniers jours après avoir commencé la semaine samedi sur des pertes de 7,4 %. Depuis samedi, l’indice a perdu plus de 10 % et 33,2 % depuis début septembre.
Le marché a été tiré vers le bas par les secteurs de la pétrochimie et de la banque, qui ont perdu respectivement 7,7 % et 3,5 %.
Le leader du marché, le géant de la pétrochimie, Sabic, a cédé 9,8 % juste sous les 10 %...