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Washington et Bagdad divergent sur l’influence de l’Iran en Irak

Des officiels américains et irakiens de haut rang avaient des vues divergentes sur le rôle qu’allait jouer l’Iran jusqu’à l’adoption et la signature définitive de l’accord conduisant au retrait total des troupes américaines d’Irak avant la fin 2011. Le gouvernement irakien a approuvé l’accord dimanche, et le Parlement doit voter le 24 novembre le texte, destiné à remplacer le mandat de l’ONU régissant le déploiement des troupes, qui arrive à expiration le 31 décembre 2008. L’accord a été accepté par le gouvernement avec le soutien des principaux courants politiques représentant la majorité chiite et les communautés sunnite et kurde. Mais deux négociateurs américains de haut rang, qui ont participé aux mois de laborieuses négociations, ont assuré que Téhéran avait tout mis en œuvre pour tenter de persuader les dirigeants irakiens de refuser l’accord. « Il n’y a absolument aucun adoucissement de la position du gouvernement iranien. Ils sont décidés à tout faire pour le faire échouer », a affirmé l’un d’eux sous le couvert de l’anonymat. En dépit d’une amélioration sensible de la sécurité dans le pays au cours de l’année écoulée, les officiels américains continuent d’affirmer que l’Iran finance, arme et entraîne des groupes armés irakiens, ce que Téhéran dément. Le porte-parole de gouvernement irakien Ali al-Dabbagh a toutefois estimé que « l’Iran était moins offensif, et je crois que c’est dû aux assurances que nous lui avons fournies, ainsi qu’aux autres voisins, que l’accord n’était dirigé contre personne ». « Je pense que les Iraniens veulent améliorer leurs relations politiques avec les Américains. Et nous encourageons les Américains à revoir leur politique envers l’Iran car c’est nous qui sommes les grands perdants du conflit entre ces deux pays », a-t-il déclaré dans une interview à l’AFP. Téhéran n’a pas encore réagi officiellement à l’approbation de l’accord par le gouvernement irakien, mais dans le pays, les réactions étaient mitigées. « Le gouvernement irakien a bien œuvré à cet égard, et nous espérons que le résultat sera bénéfique pour l’islam et la souveraineté de l’Irak », a dit le chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi. L’ayatollah, qui est nommé à son poste par le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, a espéré que « les troupes américaines quittent l’Irak selon l’accord ». Mais la presse ultraconservatrice s’est déchaînée contre ce que le journal Kayhan, dont le directeur est lui aussi nommé par le guide suprême, a qualifié lundi de « capitulation » qui procure « une immunité légale aux occupants ». Pour sa part, le président du Parlement Ali Larijani a jugé que « la nation et le Parlement irakiens devraient réaliser que le temps de la résistance n’est pas terminé ».
Des officiels américains et irakiens de haut rang avaient des vues divergentes sur le rôle qu’allait jouer l’Iran jusqu’à l’adoption et la signature définitive de l’accord conduisant au retrait total des troupes américaines d’Irak avant la fin 2011.
Le gouvernement irakien a approuvé l’accord dimanche, et le Parlement doit voter le 24 novembre le texte, destiné à remplacer le mandat de l’ONU régissant le déploiement des troupes, qui arrive à expiration le 31 décembre 2008. L’accord a été accepté par le gouvernement avec le soutien des principaux courants politiques représentant la majorité chiite et les communautés sunnite et kurde.
Mais deux négociateurs américains de haut rang, qui ont participé aux mois de laborieuses négociations, ont assuré que Téhéran avait tout mis en œuvre pour tenter...