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Gourmandise Le bonbon à la réglisse, péché mignon des Néerlandais

Noir et caoutchouteux, salé ou sucré, en forme de voiture ou de pièce de monnaie, la sucrerie fait un tabac aux Pays-Bas. Trente-deux mille tonnes de bonbons à la réglisse, appelés « drop », ont été vendus en 2007 aux Pays-Bas. Les Néerlandais en consomment en moyenne deux kilos par an et par habitant. « Lorsqu’ils y goûtent, les étrangers pensent que nous sommes fous », raconte à l’AFP Jurgen Van Krevel, de la société Concorp, qui fabrique du « drop » à Jirnsum (Nord). « Chaque pays a ses propres goûts. En Hollande, nous grandissons avec... c’est comme le chocolat en Belgique. » Les variétés de « drop », mélange de sucre, d’eau, de sirop de glucose, de gélatine, de gomme arabique, d’amidon et d’extrait de réglisse, se comptent par centaines. Aromatisés à l’anis, à la menthe, à l’eucalyptus ou au miel, sucré ou extrasalé, en forme de pièce de monnaie, de rondin, de voiture ou d’animaux, les bonbons à la réglisse sont vendus dans plus de 80 000 supermarchés, pharmacies, bureaux de tabac... Ils représentent un cinquième de toutes les confiseries vendues dans le pays. Han Van der Horst, historien et auteur d’ouvrages sur la culture néerlandaise, avoue un faible pour les extrasalés. « J’en emporte toujours quand je pars à l’étranger, pour moi et pour offrir aux Néerlandais que je rencontre. » Lorsqu’il était petit, dans les dessins animés traduits de l’américain, la livre de « drop » était la plus grosse récompense imaginable, se souvient-il. Et aujourd’hui encore, poursuit-il, « on découvre à trois ans le goût que ça a ». Les bonbons à la réglisse sont aussi source d’amusement, raconte en riant Han Van der Horst. Il aime en proposer à l’étranger de passage, juste pour voir ses grimaces. « La plupart du temps, on dirait qu’il mâche un morceau de méduse. » Selon le fabricant Venco, l’histoire de la réglisse, plante appréciée pour ses vertus médicinales, est très ancienne. Des morceaux en ont même été découverts dans le temple du pharaon Toutankhamon. Aux Pays-Bas, les premières références à la réglisse se trouvent dans la littérature médicale du 13e siècle. Beaucoup de Néerlandais sucent aujourd’hui encore des pastilles de réglisse pour soigner leur mal de gorge. Des experts ont cependant récemment mis en garde contre l’acide glycyrrhizique, le principe actif qui donne aux bonbons à la réglisse leur goût amer. En grande quantité, il peut, selon eux, augmenter la pression artérielle. « Un adulte peut consommer 100 grammes de “drop” par jour... sans effets secondaires », a indiqué le Centre de nutrition des Pays-Bas dans un rapport publié récemment. Un bonbon pèse cinq grammes environ. Pour les enfants, la consommation maximale recommandée est de 25 grammes par jour. Selon le Centre de nutrition, 24 % des 16,4 millions de Néerlandais sont des consommateurs réguliers. Dix à 14 % en mangent tous les jours et 25 000 personnes en avalent plus de 100 grammes par jour.
Noir et caoutchouteux, salé ou sucré, en forme de voiture ou de pièce de monnaie, la sucrerie fait un tabac aux Pays-Bas.
Trente-deux mille tonnes de bonbons à la réglisse, appelés « drop », ont été vendus en 2007 aux Pays-Bas. Les Néerlandais en consomment en moyenne deux kilos par an et par habitant. « Lorsqu’ils y goûtent, les étrangers pensent que nous sommes fous », raconte à l’AFP Jurgen Van Krevel, de la société Concorp, qui fabrique du « drop » à Jirnsum (Nord). « Chaque pays a ses propres goûts. En Hollande, nous grandissons avec... c’est comme le chocolat en Belgique. »
Les variétés de « drop », mélange de sucre, d’eau, de sirop de glucose, de gélatine, de gomme arabique, d’amidon et d’extrait de réglisse, se comptent par centaines. Aromatisés à l’anis, à la menthe, à...