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Tsonga et Simon, ambassadeurs français de talent

La Masters Cup qui s’est achevée hier à Shanghai est venue confirmer que le tennis français possédait, avec Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon, deux ambassadeurs de talent et un formidable potentiel pour les prochaines années. Grâce à leur beau parcours en Chine, Tsonga et Simon pointeront respectivement aux sixième et septième rangs du classement ATP qui sera publié lundi. Certes, la cuvée 2008 est légèrement en dessous de celle de 1986 où Yannick Noah et Henri Leconte avaient achevé cette année faste aux quatrième et sixième places mondiales, mais Patrice Dominguez, le directeur technique national, a de quoi être comblé. « La fédération aurait sûrement payé pour avoir un numéro six et un numéro sept. C’est d’abord une récompense pour eux et pour ceux qui les accompagnent », a dit le DTN à Reuters. « Maintenant, il faudra bien savourer et comprendre. Lorsqu’on arrive dans le top 10, on change de métier. Il faudra bien analyser tout ce qui va se passer d’ici à janvier », a-t-il prévenu. Patrice Dominguez se félicite de l’irruption de jeunes joueurs aux trajectoires différentes dans le paysage tennistique français. « Lorsqu’il était jeune, Jo-Wilfried a vécu des blessures qui l’ont probablement davantage mûri. Il a un mental extraordinaire, il est sûr de sa force physique », explique Dominguez. Gilles est plus atypique. Il a été en retard mais il a toujours rattrapé les autres. Il a besoin d’être conforté dans ses convictions. Il a voulu changer d’entraîneur il y a deux ans et on lui a « offert Thierry Tulasne. Il sait où il va et où il veut aller et, surtout, il s’en donne les moyens », dit-il. « Mais j’avoue que le niveau de jeu qu’il a atteint, avec des balles rasantes et si près des lignes, m’a bluffé. Ça reste un mystère. » Patrice Dominguez est convaincu que la réussite de ces deux fers de lance va donner un coup de fouet aux autres joueurs qui sont un peu plus en retrait dans la hiérarchie mondiale. « Ça va sûrement ouvrir l’appétit à d’autres, je pense à Richard Gasquet (actuellement 24e à l’ATP) et Gaël Monfils (15e mondial). On a là quatre jeunes joueurs qui peuvent nous réserver de belles surprises dans les mois à venir », dit-il. Monfils a d’ailleurs décidé de réorienter sa carrière en réintégrant en partie le giron fédéral. « Gaël a souhaité se rapprocher de la fédération qui a été sa famille pendant 18 ans. Il possède sa propre structure que nous respectons car l’Australien Roger Rasheed est un coach de grande qualité », résume Dominguez. Nous allons aider Gaël dans le domaine de la préparation physique, du suivi longitudinal. J’ajoute que ce rapprochement s’effectue au moment où il intègre l’écurie Ion Tiriac. Et je crois que le Roumain s’est rarement trompé quand il a investi sur un joueur... » Un stage de préparation physique aura lieu à Saint-Cyprien à partir du 2 décembre avec tous les joueurs dont la fédération a la responsabilité. Avant le grand départ pour l’Australie où débutera la saison 2009, les Français passeront par Toulouse où se tiendra du 17 au 21 décembre le premier Masters France, réunissant les huit joueurs ayant obtenu les meilleurs résultats dans les tournois disputés dans l’Hexagone.
La Masters Cup qui s’est achevée hier à Shanghai est venue confirmer que le tennis français possédait, avec Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon, deux ambassadeurs de talent et un formidable potentiel pour les prochaines années.
Grâce à leur beau parcours en Chine, Tsonga et Simon pointeront respectivement aux sixième et septième rangs du classement ATP qui sera publié lundi.
Certes, la cuvée 2008 est légèrement en dessous de celle de 1986 où Yannick Noah et Henri Leconte avaient achevé cette année faste aux quatrième et sixième places mondiales, mais Patrice Dominguez, le directeur technique national, a de quoi être comblé.
« La fédération aurait sûrement payé pour avoir un numéro six et un numéro sept. C’est d’abord une récompense pour eux et pour ceux qui les accompagnent », a dit le DTN à...