Le colloque de l’École des traducteurs et d’interprètes de Beyrouth vient de se tenir, à l’USJ (13-14 novembre). Haut en couleur et accompagné habituellement de moments musicaux, il est également marqué par la remise du prix annuel Joseph Zaarour de la Meilleure traduction.
« Mes deux amours : langues, traduction ». Sur ce thème, l’École des traducteurs et d’interprètes de Beyrouth (USJ) vient d’organiser un colloque (13-14 novembre), au cours duquel elle a fêté le cinquantenaire de la méthode structuro-globale audiovisuelle (SGAV) et lancé une expérience inédite de traduction à plusieurs mains du roman La Donation de Florence Noiville.
Le colloque a commencé par un prélude musical, immédiatement suivi par les différentes allocutions d’ouverture prononcées successivement par les Prs Henri Awaiss, Jarjoura Hardane et René Chamussy sj. Si le Pr Awaiss insiste sur « les liaisons dangereuses entre langues et traduction », le Pr Hardane dévoile les secrets du maintien de la SGAV.
Le père recteur, lui, insistera sur « l’importance des modalités d’apprentissage d’une langue ». Selon lui, à l’ETIB, on n’apprend pas « le grec, comme le fit saint Augustin (à coups de punitions…), mais (…) dans le rire et les chansons. De même que l’on traduit dans la liberté d’une créativité toujours en quête de se manifester ».
Au thème de la créativité a fait écho une « fantaisie » de Marc Argaud, qui a jonglé avec les mots, accompagné au piano par Carole Berberi.
L’avant-midi de la première journée du colloque a été consacrée aux langues. Ce fut, en un premier temps, un hommage à un demi-siècle d’apprentissage des langues grâce à la méthode structuro-globale audiovisuelle (SGAV) qui a fait ses preuves, au témoignage de tous ceux qui l’ont pratiquée au Liban et à l’étranger : Jarjoura Hardane, à Beyrouth, Dunja Frankol, à Zaghreb, Julio Murillo à l’Université de Barcelone.
Ensuite vint le tour de l’enseignement des langues à l’USJ : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, français, italien, japonais, toute une panoplie de langues transmises par le jeu et la chanson.
L’après-midi fut consacré à la présentation d’une traduction à plusieurs mains des étudiants de l’ETIB (année 2007/2008) du roman de Florence Noiville, La Donation. Les apprentis traducteurs ont rendu compte de leur expérience et lu des extraits de leurs travaux, après une introduction littéraire faite par le Pr Gérard Bejjani du département des lettres françaises. Suite à cela, une séance de signature de trois ouvrages a eu lieu. Il s’agissait de : Apprentissage et enseignement des langues vivantes : la méthode SGAV, du Pr Hardane, Approche tridimensionnelle pour la traduction du texte spécialisé : cas du texte médical, du Pr Lina Sader Feghali, et la traduction du roman La Donation.
Atelier de traduction
Prévu pour mai 2008 mais reporté, un « atelier de traduction » s’est tenu le 14 novembre. Animé par le poète espagnol Miguel Casado, « Traduire de toutes les couleurs » a porté sur des poèmes traduits en français, puis traduits sur-le-champ en arabe.
À cette occasion, un tableau de la poésie espagnole a été esquissé par Elsa Yazbeck Charabati, chef de la section d’interprétation, suivi de l’aspect traductologique mis en lumière par Pierre Najm, en charge, lui, de la section d’espagnol à l’ILT.
Enfin, le prix Joseph Zaarour de la Meilleure traduction pour le concours scolaire de 2008 a été décerné à : Rayanne Abou Mrad du Collège Notre-Dame de Jamhour (1er prix-classe de terminale) et Layal Chaker de La Sagesse-Achrafieh (2nd prix-classe de terminale) de même qu’à Rosita Kassis du collège La Sagesse-Brasilia (1er prix-classe de première) et Dalias Atallah de l’école Saint-Georges-Bsalim (2nd prix-classe de première).
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« Mes deux amours : langues, traduction ». Sur ce thème, l’École des traducteurs et d’interprètes de Beyrouth (USJ) vient d’organiser un colloque (13-14 novembre), au cours duquel elle a fêté le cinquantenaire de la méthode structuro-globale audiovisuelle (SGAV) et lancé une expérience inédite de traduction à plusieurs mains du roman La Donation de Florence Noiville.
Le colloque a commencé par un prélude musical, immédiatement suivi par les différentes allocutions d’ouverture prononcées successivement par les Prs Henri...