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Congrès Les banquiers arabes solidaires face à la crise

Placé sous le thème de « L’investissement dans la stabilité », le congrès annuel des banques arabes, organisé par l’Union des banques arabes et la Fédération internationale des banquiers arabes, en collaboration avec la Banque du Liban, s’est tenu hier à Beyrouth. Lors de la séance d’inauguration, la crise financière a dominé toutes les interventions, à commencer par celle du Premier ministre Fouad Siniora. Ce dernier a appelé à réorienter les investissements vers la sphère réelle et à accélérer l’intégration régionale pour prémunir les pays arabes des effets du ralentissement économique mondial « qui risque d’être long et sévère ». Pour sa part, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a énuméré les conséquences de la crise, notamment l’élargissement de la taille de l’État dans les économies développées à travers les divers plans de soutien, le retour d’un rôle prédominant du FMI, la baisse des prix des matières premières, la fin de la « légende des banques d’affaires », le désendettement et la primauté des liquidités, enfin la surveillance accrue des systèmes financiers et des fonds spéculatifs. Dans ce contexte, le gouverneur a estimé que les banques arabes devraient accroître leur coopération, en appelant « les autorités à adopter une monnaie unique pour que la croissance et les échanges commerciaux de la région ne restent pas tributaires de devises étrangères et de financement de banques qui n’ont pas un intérêt durable dans la région ». Il a également préconisé « un nouveau système financier arabe, car on ne peut pas affronter l’avenir avec des instruments et des moyens anciens », ni en ordre dispersé, a-t-il conclu. Prenant la parole à son tour, le président de l’Union bancaire arabe, Joseph Torbey, a abondé dans le même sens. Il a affirmé que ce congrès plaidera en faveur d’un sommet bancaire et financier arabe en marge du sommet économique prévu au début de l’année prochaine au Koweït. Il a également appelé à renforcer la présence et à mieux faire entendre la voix du Moyen-Orient au sein des institutions internationales et lors du sommet du G20, samedi. M. Torbey a ensuite insisté sur la nécessité de doper les investissements et les échanges interarabes. « Nous appelons à l’arabisation avant la mondialisation », a-t-il déclaré. De son côté, le président de l’Association des banques, François Bassil, a souligné l’immunité du secteur bancaire libanais « qui devrait encourager l’afflux d’investissements au Liban » en espérant que ces investissements ne se concentreront pas uniquement sur le secteur immobilier. Pour cela, les responsables politiques libanais doivent consolider la stabilité et mettre en œuvre les réformes promises à Paris III, a-t-il conclu. Enfin, le président de la Fédération des banques arabes, Adnan Youssef, a lancé un cri d’alarme : « Consolidons nos banques et unissons nos forces avant qu’il ne soit trop tard. » M. Youssef a estimé en effet que le ralentissement économique prévu et la raréfaction des liquidités sur les marchés financiers va avoir un impact négatif sur les performances des systèmes bancaires arabes jusqu’à fin 2009.
Placé sous le thème de « L’investissement dans la stabilité », le congrès annuel des banques arabes, organisé par l’Union des banques arabes et la Fédération internationale des banquiers arabes, en collaboration avec la Banque du Liban, s’est tenu hier à Beyrouth. Lors de la séance d’inauguration, la crise financière a dominé toutes les interventions, à commencer par celle du Premier ministre Fouad Siniora. Ce dernier a appelé à réorienter les investissements vers la sphère réelle et à accélérer l’intégration régionale pour prémunir les pays arabes des effets du ralentissement économique mondial « qui risque d’être long et sévère ».
Pour sa part, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a énuméré les conséquences de la crise, notamment l’élargissement de la taille de l’État dans les...