Après un tiers de championnat convaincant, Guillaume Hoarau revient samedi au Havre, où il avait marqué 28 buts en L2 la saison dernière, en faisant la part des choses entre son cœur, ému de revoir sa « deuxième famille », et sa raison de joueur du PSG au rôle incontournable.
« Un match ordinaire », c’est ainsi que l’avant-centre présente ce rendez-vous de la 14e journée, prenant à contre-pied la presse venue nombreuse hier. Avant d’expliquer : « Pour moi, c’est un moment sympa avant et après, mais pendant, ce sera un match que les joueurs du Paris-SG aborderont avec sérieux. »
Bref, pas d’intelligence avec l’ennemi, fût-ce sa « deuxième famille », sa « terre d’accueil ». Mais s’il a changé de port d’attache en remontant la Seine, il savoure d’avance son « grand plaisir de retrouver le stade, le public, les ex-coéquipiers et le staff ».
Et l’attaquant de 24 ans sait ce qu’il doit au HAC, à Jean-Pierre Louvel au premier chef : « Le président et moi, on a établi une relation d’amitié, d’hommes. Il a suivi mon évolution de près, il a cru en moi. Je l’ai remercié en partant, il y avait de la tristesse mais aussi de la joie et de la reconnaissance. »
Eloge réciproque côté Louvel : « On a apprécié aussi bien l’homme que le joueur. Au plan humain, c’est quelqu’un de remarquable. Avec nous, comme avec la Saint-Pierroise (le club de La Réunion dont il est originaire) il a été exemplaire, ce qui est rare dans le football d’aujourd’hui. »
Une ovation l’attend sans doute à Deschaseaux. « On n’a pas oublié ce qu’il a fait pour le club, assure Olivia Détivelle, la présidente des supporteurs du HAC, et il est hors de question de mal l’accueillir, bien au contraire. »
Mais sur le terrain, pas de sentiments. « Je sais qu’ils m’attendent de pied ferme », glisse Hoarau.
Ne pas s’endormir
Le Réunionnais était déjà grand (1,92 m) ; depuis quelques semaines, il prend de l’envergure. Pourtant, le tout début de saison avec le PSG fut « en dents de scie ». Ses incroyables occasions manquées alimentaient les doutes quant à son niveau, lui qui était de surcroît lesté du numéro et du spectre de Pauleta.
Mais son opiniâtreté et le soutien indéfectible de Paul Le Guen lui ont permis de retrouver l’efficacité, voire le haut niveau à Marseille, où il inscrivit un doublé (victoire 4-2), et d’afficher six buts à son compteur, à deux longueurs du goleador Benzema.
« On apprend tous les jours en évoluant à côté de joueurs de haut niveau, admet-il. Je mesure le chemin parcouru, je suis satisfait de ma progression, mais je ne m’endors pas sur ce que j’ai fait. »
Son nom était murmuré pour l’équipe de France, mais Raymond Domenech ne l’a pas retenu pour le match amical contre l’Uruguay mercredi. Avant l’annonce de la liste, Hoarau a estimé qu’il s’agissait de « quelque chose (qu’il) ne maîtrise pas ».
« L’équipe de France, c’est le summum, précise-t-il. Être en Ligue 1, c’est déjà un rêve énorme pour moi. Je sais qu’il reste des marches à gravir, c’est la plus haute, et je ferai tout pour y aller. » Mais surtout, ne pas se tracasser. D’ailleurs, il n’était pas vraiment à l’affût de la liste du sélectionneur. Peu avant son annonce à 14h, Hoarau avait avoué que cet horaire correspondait à un « rendez-vous avec (son) conseiller financier ». Qui, lui, aura sans doute scruté la liste avec attention.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après un tiers de championnat convaincant, Guillaume Hoarau revient samedi au Havre, où il avait marqué 28 buts en L2 la saison dernière, en faisant la part des choses entre son cœur, ému de revoir sa « deuxième famille », et sa raison de joueur du PSG au rôle incontournable.
« Un match ordinaire », c’est ainsi que l’avant-centre présente ce rendez-vous de la 14e journée, prenant à contre-pied la presse venue nombreuse hier. Avant d’expliquer : « Pour moi, c’est un moment sympa avant et après, mais pendant, ce sera un match que les joueurs du Paris-SG aborderont avec sérieux. »
Bref, pas d’intelligence avec l’ennemi, fût-ce sa « deuxième famille », sa « terre d’accueil ». Mais s’il a changé de port d’attache en remontant la Seine, il savoure d’avance son « grand plaisir de...