de Lélia Mezher
Évidemment, la photo officielle du ministre de l’Intérieur, assis juste en dessous d’un portrait démesuré du président syrien et à côté de son homologue damascène, n’est pas facile à accepter pour les tenants de la ligne indépendantiste et souverainiste au Liban. Et pourtant, que de leçons à tirer de cette visite.
Artisan principal de la loi électorale, membre actif de la société civile, mais aussi fervent adepte de l’esprit du 14 Mars, Ziyad Baroud a su endosser avec brio le rôle, la mission qu’on lui a confiée en mettant de côté réserves et opinions personnelles. Malgré les critiques, malgré le malaise suscité par cette visite à Damas, il faut reconnaître ce qui est. M. Baroud ne s’est pas rendu à Damas à titre personnel. Son déplacement n’est pas le fruit d’une initiative privée. Il y a été envoyé par le président de la République, il se devait donc d’adhérer aux objectifs de cette visite, n’en déplaise aux protagonistes de la controverse qui a accompagné ce déplacement.
Tout ce que cette visite officielle prouve, c’est que les ministres « affiliés » au président de la République remplissent leur rôle et leur fonction au mieux. Qu’ils sont conscients des institutions auxquelles ils appartiennent. Qu’ils veillent, par tous les moyens, à leur bon fonctionnement, indépendamment de leurs opinions personnelles, de leurs aspirations politiques. Car finalement, c’est l’État qui compte. Les « autres », aussi bien ceux qui se réclament du camp du 14 Mars que de celui du 8 Mars, devraient s’inspirer de cet épisode damascène, même s’il reste, pour certains, très douloureux.
Mettre de côté ses sensibilités politiques et travailler pour l’intérêt général. Ne pas laisser les choses aller à la dérive en prétextant ses opinions partisanes. Car, finalement, ni le président de la République ni, encore moins, le ministre de l’Intérieur ne pourront être tenus responsables au cas où Damas serait tenté de ne pas honorer sa partie des accords sécuritaires. Dans ce cas précis, et pour une fois, seule la Syrie sera à blâmer. Le Liban pourra au moins se targuer d’avoir essayé.
Évidemment, la photo officielle du ministre de l’Intérieur, assis juste en dessous d’un portrait démesuré du président syrien et à côté de son homologue damascène, n’est pas facile à accepter pour les tenants de la ligne indépendantiste et souverainiste au Liban. Et pourtant, que de leçons à tirer de cette visite.
Artisan principal de la loi électorale, membre actif de la société civile, mais aussi fervent adepte de l’esprit du 14 Mars, Ziyad Baroud a su endosser avec brio le rôle, la mission qu’on lui a confiée en mettant de côté réserves et opinions personnelles. Malgré les critiques, malgré le malaise suscité par cette visite à Damas, il faut reconnaître ce qui est. M. Baroud ne s’est pas rendu à Damas à titre personnel. Son déplacement n’est pas le fruit d’une...
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