L’échange diplomatique avec
la Syrie au congélateur…
le 13 novembre 2008 à 00h00
La Syrie atermoie, tergiverse, et prend (tout) son temps – et pour les observateurs, le meilleur reste à venir, puisque Damas semble vouloir attendre que le président américain élu, Barack Obama, entre en fonction. Du coup, les autorités syriennes ont décidé, sans l’annoncer officiellement, de geler la concrétisation de l’accord sur l’échange diplomatique : selon des sources bien informées, elles ont déjà refusé quatre noms (d’ambassadeur libanais à Damas) proposés par Beyrouth.
Sur un autre plan, la visite dans la capitale syrienne du ministre de la Défense, Élias Murr – visite programmée, dit-on, peu après le 22 novembre – suscite les mêmes réserves au sein du 14 Mars que celle du ministre de l’Intérieur lundi dernier. La raison en est simple : les pôles de la majorité parlementaire que ces sauts de puce ne satisfont guère arguent de leur parfaite connaissance des intentions syriennes, assurant que celles-ci n’ont rien de bon.
Aucun commentaire, par contre, sur une troisième visite, prévue toujours selon des sources bien informées citées par l’agence al-Markaziya pour la fin du mois de novembre (la date n’a pas été rendue publique pour des raisons de sécurité) : celle du chef du CPL, Michel Aoun. Ces sources assurent qu’une large délégation accompagnera le député du Kesrouan dans sa visite en terres syriennes, censée s’étaler sur deux ou trois jours et au cours de laquelle Michel Aoun sera reçu par Bachar el-Assad, ainsi que par une kyrielle de ministres et autres hauts responsables syriens, chargés de dossiers divers tels que la sécurité, l’armée, la justice, les affaires étrangères, etc. Le chef du CPL prononcera également un discours au Parlement syrien, se rendra sur la tombe de saint Maron, inaugurera une cathédrale à Damas et multipliera ses réunions avec les leaders religieux chrétiens.
Concernant l’affaire des disparus en Syrie, les sources précitées ont démenti la rumeur selon laquelle les autorités syriennes remettraient quelques corps à Michel Aoun afin qu’il les rapatrie au Liban.
Enfin, et sur un tout autre plan, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, poursuit de près le dossier des « aveux » télévisés par les autorités syriennes des prétendus membres de Fateh el-Islam, qui avaient notamment accusé le CdF de les avoir financés. Saad Hariri a ainsi pris contact avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, pour lui demander de se saisir de ce dossier et de former une commission chargée d’enquêter sur cette affaire pour que toute la vérité (et rien que la vérité) éclate au grand jour.
La Syrie atermoie, tergiverse, et prend (tout) son temps – et pour les observateurs, le meilleur reste à venir, puisque Damas semble vouloir attendre que le président américain élu, Barack Obama, entre en fonction. Du coup, les autorités syriennes ont décidé, sans l’annoncer officiellement, de geler la concrétisation de l’accord sur l’échange diplomatique : selon des sources bien informées, elles ont déjà refusé quatre noms (d’ambassadeur libanais à Damas) proposés par Beyrouth.
Sur un autre plan, la visite dans la capitale syrienne du ministre de la Défense, Élias Murr – visite programmée, dit-on, peu après le 22 novembre – suscite les mêmes réserves au sein du 14 Mars que celle du ministre de l’Intérieur lundi dernier. La raison en est simple : les pôles de la majorité parlementaire que ces...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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