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Commémoration du 11 mars à Tripoli, Rayak et la Résidence des Pins

On célébrait hier au Liban, comme en France ou au Royaume-Uni, le quatre-vingt-dixième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Ce conflit, qui a fait plus de 8 millions de morts dans le monde, n’a pas épargné le Liban : la faim, les maladies et les sauterelles ont ravagé ce qui allait devenir quelques années plus tard la République libanaise, tuant plus d’un quart de la population. À l’heure où les Libanais redoutent d’entendre à nouveau le bruit des armes dans leur pays, Français et Britanniques célèbrent la mémoire de ceux qui sont morts, il y a presque un siècle, pour défendre leurs nations et les valeurs que celles-ci représentent. Les ambassades des deux pays avaient organisé, hier, des cérémonies de commémoration sur des lieux symboliques de la Première Guerre mondiale, à Beyrouth, Tripoli et Rayak (Békaa). Le rôle du Liban n’a pas été oublié dans ces célébrations : les allocutions officielles ont toutes rendu hommage aux soldats libanais morts aux côtés des Français dans la Légion d’Orient. Les valeurs de démocratie, de paix et de liberté défendues par les alliés lors de la guerre ont été mises en avant pour rappeler les combats qui restent à mener aujourd’hui sur la scène politique libanaise. À Tripoli, une délégation menée par la consule générale de France, Véronique Brumeaux, a déposé une gerbe au cimetière français. Elle était accompagnée du président des Anciens combattants de l’armée française, Maroun Abi-Fadel, et d’un représentant du commandant en chef de l’armée libanaise, le général Élias Rouhana. Une cérémonie d’hommage a également été tenue par une délégation de l’ambassade britannique, menée par l’ambassadrice Mary Frances Guy, dans le cimetière militaire du Commonwealth. Un peu plus tard, un attaché français à la défense s’est rendu à l’aéroport militaire de Rayak, dans la Békaa, et a déposé une gerbe devant le monument aux morts. Cet aéroport a été bombardé plusieurs fois durant les différentes guerres, depuis 1914 jusqu’à 2006. C’est toutefois à la Résidence des Pins, demeure de l’ambassadeur de France à Beyrouth, que s’est déroulée la principale cérémonie. Outre les représentants français, étaient présents des officiels russes et britanniques, un représentant du commandant en chef de l’armée libanaise et des membres de l’Association des anciens officiers libanais, ainsi qu’un détachement français de la Finul. Joseph Silva, chargé d’affaires de l’ambassade, a déclaré : « Ce que nous voulons célébrer aujourd’hui, c’est la victoire ultime de la paix, de la liberté et de la démocratie. » Une gerbe a été déposée devant un monument dédié aux victimes du Drakkar, ces 58 parachutistes français qui avaient trouvé la mort dans les décombres de leur poste à Beyrouth, en 1983, ainsi qu’aux autres Français morts pour leur pays au Liban, et une minute de silence a été observée. « En dépit des différences et des affrontements du passé, a ajouté M. Silva, le dialogue, la paix, le pardon, la compréhension et le respect mutuel sont seuls capables d’assurer l’avenir des générations à venir et sont seuls dignes de leur être légués. »
On célébrait hier au Liban, comme en France ou au Royaume-Uni, le quatre-vingt-dixième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Ce conflit, qui a fait plus de 8 millions de morts dans le monde, n’a pas épargné le Liban : la faim, les maladies et les sauterelles ont ravagé ce qui allait devenir quelques années plus tard la République libanaise, tuant plus d’un quart de la population.
À l’heure où les Libanais redoutent d’entendre à nouveau le bruit des armes dans leur pays, Français et Britanniques célèbrent la mémoire de ceux qui sont morts, il y a presque un siècle, pour défendre leurs nations et les valeurs que celles-ci représentent. Les ambassades des deux pays avaient organisé, hier, des cérémonies de commémoration sur des lieux symboliques de la Première Guerre mondiale, à Beyrouth,...