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La BM va presque tripler ses prêts aux pays en développement

La Banque mondiale a annoncé un quasi-triplement des capacités de prêts de sa filiale travaillant avec les États, la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD), pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences de la crise. Cette initiative vise à contrer les retraits de capitaux privés de ces pays qui risquent de s’accélérer avec l’intensification de la crise. Selon la BM, « les flux privés vers les pays en développement vont baisser de 1 000 milliards de dollars en 2007 à environ 530 milliards en 2009, c’est-à-dire de 7,7 % à 3,0 % du PIB de ces pays ». L’institution anticipe donc que la demande pour ses prêts augmente fortement. Lors de l’exercice 2008/2009, les prêts de la BIRD « pourraient presque tripler, à plus de 35 milliards de dollars », comparés à 13,5 milliards en 2007/2008, a-t-elle précisé. « Nous avons des demandes. C’est ce qui nous amène à faire l’estimation que pour l’année à venir, nous pourrions être dans les environs des 35 milliards » de dollars, a expliqué le président de la BM, Robert Zoellick. Sur trois ans, les prêts pourraient atteindre 100 milliards. Ce chiffre « est une façon de reconnaître qu’étant donné notre capital, nous pourrions pousser notre effort pour fournir des prêts supplémentaires », a indiqué M. Zoellick. Interrogé sur l’identité des destinataires, le président de la BM a cité « des pays qui avaient des programmes macroéconomiques très sains, comme le Mexique et l’Indonésie, et qui sont dans une position où ils ne sont pas en danger financièrement, mais inquiets quant à leur capacité à obtenir des financements pour maintenir leur budget ». M. Zoellick a encore cité « la Colombie », ou « des pays en Europe centrale et de l’Est qui sont soumis à des tensions ». La BM a abaissé sa prévision de croissance pour les pays en développement à 4,5 % pour 2009, contre 6,4 % prévus en juillet, tandis que la croissance mondiale devrait être de seulement 1,0 %. « Le risque existe que l’investissement dans les pays en développement soit emporté par une forte tempête, avec la convergence d’une croissance mondiale qui ralentit, le retrait des capitaux et des prêts du secteur privé, et des taux d’intérêt plus élevés, alors que les prix des matières premières plus bas à moyen terme vont déprimer les nouveaux investissements dans le secteur des ressources naturelles », a relevé l’institution multilatérale. Les pays les plus pauvres du monde ne peuvent pas emprunter à la BIRD et travaillent avec une autre filiale de la BM, l’Association internationale de développement.
La Banque mondiale a annoncé un quasi-triplement des capacités de prêts de sa filiale travaillant avec les États, la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD), pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences de la crise. Cette initiative vise à contrer les retraits de capitaux privés de ces pays qui risquent de s’accélérer avec l’intensification de la crise. Selon la BM, « les flux privés vers les pays en développement vont baisser de 1 000 milliards de dollars en 2007 à environ 530 milliards en 2009, c’est-à-dire de 7,7 % à 3,0 % du PIB de ces pays ».
L’institution anticipe donc que la demande pour ses prêts augmente fortement. Lors de l’exercice 2008/2009, les prêts de la BIRD « pourraient presque tripler, à plus de 35 milliards de dollars »,...