Dans la foulée des « révélations » des membres de Fateh el-Islam devant les caméras de la télévision syrienne et de la visite du ministre de l’Intérieur Ziyad Baroud à Damas, l’armée a procédé hier à des arrestations de jihadistes présumés proches de Fateh el-Islam.
« À la lumière des enquêtes en cours avec les membres du réseau terroriste arrêtés tout récemment, et suite aux efforts sécuritaires communs et à la coopération sérieuse entre le commandement de l’armée et les organisations palestiniennes dans les camps, la direction des services de renseignements a réussi à arrêter à Tripoli et dans le camp de Beddaoui les dénommés Hamza Amine Kassem (Abou Mohammad), Khaled el-Jaber (Abou Waël), Nader el-Ali (Abou Saleh) et Saïd Sleiman Rached (Abou Tarek). Elle a également arrêté Mohammad Hassan el-Doukhi (Abou el-Jarrah) dans le camp de Aïn el-Héloué. Tous ces activistes sont impliqués dans des actes terroristes », a déclaré hier l’armée dans un communiqué.
Le commandement de l’armée a par ailleurs mis en évidence sa « détermination à lutter contre le terrorisme par tous les moyens et a appelé l’ensemble des activistes impliqués dans les actes terroristes à se livrer eux-mêmes à l’armée et aux forces de sécurité ».
La police a dit pour sa part avoir arrêté un sixième homme impliqué dans l’attentat d’al-Kazaz en Syrie.
Les forces de sécurité ont agi en coordination avec le Fateh, qui a procédé lui-même à l’arrestation d’un imam proche d’el-Qaëda, dans le camp de Aïn el-Héloué.
De son côté, Fateh al-Islam a démenti hier être responsable de l’attentat de Damas, dans un communiqué signé par le « bureau de presse » du mouvement et dont l’authenticité n’a pas pu être vérifiée.
« Nous, le mouvement de Fateh el-Islam, démentons formellement toute implication dans l’explosion d’al-Kazaz et tout lien avec les personnes qui sont apparues à la télévision, notamment en ce qui concerne leurs témoignages ou les États et parties qu’ils ont mentionnés », selon le communiqué.
« Il s’agit de rumeurs qui visent à jeter de la poudre aux yeux et à ternir l’image des jihadistes de notre mouvement qui ont brandi l’étendard de l’islam », ajoute le communiqué, qui a estimé que « le régime syrien et ses services de renseignements cherchaient à faire assumer au groupe islamiste la responsabilité de l’attentat de Damas, en obligeant certains de ses membres à procéder à des aveux devant les caméras ». « Les services de renseignements syriens ne se sont pas contentés de nous faire assumer la responsabilité de l’attentat. Ils essaient d’obtenir des gains politiques et de transformer notre mouvement en cible privilégiée pour régler des comptes avec certaines parties et certains États, en accusant notre mouvement d’être liés à ces derniers », a ajouté le « bureau de presse » de Fateh el-Islam.
Les arrestations de militants islamistes et la situation sécuritaire ont par ailleurs fait l’objet hier d’une réunion au palais de Baabda entre le président de la République, Michel Sleiman, et le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi. Le président Sleiman a saisi l’occasion pour rendre hommage aux efforts déployés par l’armée pour arrêter le réseau terroriste israélien, préserver la sécurité et garantir la paix civile.
Le soutien de Zaki
Le chef de l’État s’est en outre entretenu avec le représentant de l’Autorité palestinienne, Abbas Zaki, qui a également rencontré hier le Premier ministre Fouad Siniora, le ministre des Affaires étrangères Faouzi Salloukh et le général Jean Kahwagi pour assurer son soutien aux autorités libanaises et à l’armée.
Avec le président Sleiman, Abbas Zaki a insisté sur la coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et les autorités libanaises et sur le retour des réfugiés au camp de Nahr el-Bared.
M. Zaki a affirmé qu’il avait transmis un message du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au chef de l’État sur le dialogue interpalestinien. Les mesures prises par les Palestiniens au Liban pour empêcher toute atteinte à la sécurité du pays et des camps et la collaboration entre les organisations palestiniennes et l’armée pour arrêter certains activistes recherchés ont également été au centre de l’entretien entre les deux hommes. Abbas Zaki a affirmé que les Palestiniens n’hésiteront pas à remettre les personnes recherchées à l’État libanais et que tous les efforts sont actuellement déployés, avec le consentement de toutes les organisations palestiniennes, pour empêcher un nouvelle tragédie similaire à celle de Nahr el-Bared.
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« À la lumière des enquêtes en cours avec les membres du réseau terroriste arrêtés tout récemment, et suite aux efforts sécuritaires communs et à la coopération sérieuse entre le commandement de l’armée et les organisations palestiniennes dans les camps, la direction des services de renseignements a réussi à arrêter à Tripoli et dans le camp de Beddaoui les dénommés Hamza Amine Kassem (Abou Mohammad), Khaled el-Jaber (Abou Waël), Nader el-Ali (Abou Saleh) et Saïd Sleiman Rached (Abou Tarek). Elle a également arrêté Mohammad...