L’État américain consent un effort sans précédent pour l’assureur AIG
le 11 novembre 2008 à 00h00
Les autorités fédérales américaines ont encore accru hier leur aide à l’assureur AIG, dont le sauvetage pourrait s’avérer le plus coûteux de l’histoire de la finance mondiale, en dépassant la somme faramineuse de 150 milliards de dollars. AIG avait été secouru en septembre par la Banque centrale, qui lui avait consenti un prêt de 85 milliards de dollars. Quelques semaines plus tard, elle lui avait apporté 37,8 milliards de liquidités supplémentaires.
Mais l’ancien numéro un mondial de l’assurance a vu sa situation financière continuer à se détériorer depuis, payant au prix fort sa stratégie de développement dans les produits financiers complexes.
Simultanément à l’annonce des nouvelles aides de l’État, AIG a publié une perte de 24,47 milliards de dollars au troisième trimestre. Le groupe a dû passer pour 15 milliards de provisions, mais a aussi vu ses activités traditionnelles dans l’assurance, pourtant bien gérées, plonger dans le rouge.
Le sous-secrétaire au Trésor pour la stabilité financière Neel Kashkari a souligné que l’engagement renforcé des pouvoirs publics était indispensable à « la stabilité du système financier », car une faillite d’AIG aurait des répercussions en cascade sur l’ensemble de la finance mondiale, par le biais des contrats d’assurance contre le risque de crédit (CDS) qu’il a souscrits.
Le montant ultime du coût du sauvetage d’AIG pourrait potentiellement être équivalent à l’ensemble de la richesse produite en un an par des pays comme l’Ukraine, la Hongrie, le Pakistan ou les Philippines. Mais le PDG du groupe Edward Liddy a assuré que le contribuable pourrait s’y retrouver. L’aide de l’État va surtout aider le groupe à vendre des actifs dans de bonnes conditions, a-t-il fait valoir. « Cela nous donne plus de flexibilité et plus de temps » pour vendre ces actifs, a relevé M. Liddy lors d’une conférence téléphonique. « C’est une manière intelligente » de procéder.
Les autorités fédérales américaines ont encore accru hier leur aide à l’assureur AIG, dont le sauvetage pourrait s’avérer le plus coûteux de l’histoire de la finance mondiale, en dépassant la somme faramineuse de 150 milliards de dollars. AIG avait été secouru en septembre par la Banque centrale, qui lui avait consenti un prêt de 85 milliards de dollars. Quelques semaines plus tard, elle lui avait apporté 37,8 milliards de liquidités supplémentaires.
Mais l’ancien numéro un mondial de l’assurance a vu sa situation financière continuer à se détériorer depuis, payant au prix fort sa stratégie de développement dans les produits financiers complexes.
Simultanément à l’annonce des nouvelles aides de l’État, AIG a publié une perte de 24,47 milliards de dollars au troisième trimestre. Le groupe a dû...
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