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Actualités - Chronologie

Le huitième congrès du Hezbollah dans le plus grand secret...

C’est dans le plus grand secret – cette année encore plus qu’à l’accoutumée d’ailleurs pour des raisons évidentes de sécurité – que le Hezbollah a tenu son huitième congrès général. Le congrès qui se tient en général tous les quatre ans aurait dû en fait se dérouler l’an dernier, mais en raison des bouleversements politiques et sécuritaires qu’a traversés le pays, il a été reporté au mois d’octobre. Le lieu, les participants et la teneur des débats ainsi que les résultats ont été tenus secrets, le Hezbollah refusant en général d’évoquer publiquement tout ce qui touche à son organisation interne. Cette année, le secret a encore été renforcé, d’autant que la réunion s’est déroulée alors que les rumeurs sur une tentative d’empoisonnement du secrétaire général du parti se multipliaient. Selon des sources spécialisées dans les questions qui touchent au Hezbollah, trois sujets étaient essentiellement à l’ordre du jour : la prorogation du mandat de sayyed Hassan Nasrallah en tant que secrétaire général du parti, l’examen de la structure militaire et sécuritaire surtout après l’assassinat de Imad Moghnié en février dernier à Damas et l’examen de la situation politique et la préparation de la prochaine étape, notamment électorale, à la lumière de l’entente conclue avec le CPL et des nouvelles relations avec le Courant du futur. Les mêmes sources rappellent que le Hezbollah avait tenu son précédent congrès général en 2003, avant le retrait des troupes syriennes, la guerre de 2006 et les événements de mai 2008. C’est dire que beaucoup d’événements se sont déroulés entre-temps et qu’il était donc nécessaire de procéder à une nouvelle évaluation de la période actuelle et de l’étape à venir. Les mêmes sources ajoutent que le renouvellement du mandat de Hassan Nasrallah a eu lieu sans problèmes, nul ne songeant à contester son rôle, surtout après les victoires qu’il a permis au parti d’enregistrer tant contre Israël que sur le plan interne et après le retrait des troupes syriennes du Liban sur lequel certaines forces misaient pour affaiblir le Hezbollah. De l’avis des participants, estiment les mêmes sources, le Hezbollah s’est renforcé au cours des dernières années, tant militairement que politiquement, et il a pris une dimension régionale plus importante. Il s’agit donc de poursuivre sur la même voie et de consolider encore plus l’alliance avec la Syrie et l’Iran, tout en développant un réseau de relations dans le monde arabe. Le thème des négociations indirectes entre la Syrie et Israël a aussi été longuement analysé et divers scénarios sur leur aboutissement ou sur leur échec ont été établis. Le successeur de Nasrallah Sur le plan de la sécurité, la nouvelle structure adoptée d’urgence après l’assassinat de Imad Moghnié a été examinée et il a été convenu de renforcer les consignes de sécurité surtout après les rumeurs sur un empoisonnement de Nasrallah qui s’inscrivent, selon le Hezbollah, dans le cadre d’une guerre psychologique menée contre le parti. Les mêmes sources ajoutent que sayyed Hachem Safieddine, cousin maternel de Nasrallah, qui a deux ans de plus que lui, a été consacré comme successeur potentiel du premier, si ce dernier venait à disparaître. Sayyed Safieddine occupe depuis quelques années déjà des fonctions administratives au sein du parti et en connaît tous les rouages, ainsi que toutes les structures. Il assume ses responsabilités dans la plus grande discrétion, loin des médias. Selon les mêmes sources, cette démarche n’est pas du tout une initiative exceptionnelle, Nasrallah ayant été lui-même désigné comme successeur potentiel de son prédécesseur sayyed Abbas Moussawi. Le Hezbollah désigne d’ailleurs un remplaçant pour chaque responsable, car il considère qu’il est une cible permanente pour Israël. Il ne laisse donc aucune place à l’improvisation et c’est ce qui lui a permis de surmonter l’assassinat de Imad Moghnié sans montrer la moindre faiblesse structurelle. Mais tout comme le nom de Imad Moghnié n’était pas connu du public, ni ses fonctions véritables, celui de son successeur ne sera pas non plus révélé. Le congrès du Hezbollah, ajoutent encore les mêmes sources, a examiné les élections législatives à venir ainsi que l’entente avec le CPL qui s’inscrit désormais dans une stratégie sur le long terme. Sollicité sur ces questions, le Hezbollah a refusé de nier ou de confirmer ces informations, rappelant qu’il ne donne aucune indication sur ses questions internes. Il faudra donc se contenter des sources qui se disent bien informées...
C’est dans le plus grand secret – cette année encore plus qu’à l’accoutumée d’ailleurs pour des raisons évidentes de sécurité – que le Hezbollah a tenu son huitième congrès général. Le congrès qui se tient en général tous les quatre ans aurait dû en fait se dérouler l’an dernier, mais en raison des bouleversements politiques et sécuritaires qu’a traversés le pays, il a été reporté au mois d’octobre. Le lieu, les participants et la teneur des débats ainsi que les résultats ont été tenus secrets, le Hezbollah refusant en général d’évoquer publiquement tout ce qui touche à son organisation interne. Cette année, le secret a encore été renforcé, d’autant que la réunion s’est déroulée alors que les rumeurs sur une tentative d’empoisonnement du secrétaire général du parti se...