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Actualités - Opinion

Opinion Le sport équestre en péril

Monsieur le Président de la Fédération équestre libanaise, En tant que cavalier et entraîneur libanais, permettez-moi de vous adresser en toute franchise cette lettre, qui, je le souhaite, aurait un écho positif auprès de vous pour rendre justice à l’équitation libanaise qui, il y a quelques années, fut un des fleurons du sport national. À l’heure où, ailleurs dans les pays arabes, la discipline du saut d’obstacle en équitation connaît un essor sans précédent, le niveau au Liban vit un déclin vertigineux. Pour soutenir cette constatation, les derniers championnats du Liban ont témoigné du triste niveau local, tant au niveau technique que logistique. Est-il permis d´assister à un championnat national avec seulement au départ une maigre poignée de cavaliers dans chacune des catégories, devant un public quasi inexistant ? Est-il permis de récompenser les vainqueurs par de simples médailles en toc et d’ignorer la récompense en espèces qui fut toujours allouée par le passé ? Où sont-elles passées, les années durant lesquelles les cavaliers rentraient chez eux avec leurs prestigieux trophées, avec le sentiment d’avoir été récompensés pour les longs mois d’entraînement ? Désormais, cette époque semble révolue, faisant place à un sport morose, amputé de son public. Ce sport n’a jamais été autant privé de ses lettres de noblesse. Et pourtant, aucun effort n´est engagé pour inverser la tendance. Depuis quelques années, certaines voix s’élèvent timidement en coulisses en espérant créer le changement tant attendu pour replacer le sport équestre libanais sur l’orbite qu’il a déjà connue. Mais les raisons invoquées pour justifier le surplace sont restées les mêmes au fil des années, à savoir tantôt le manque de moyens financiers, tantôt l’absence d’un soutien gouvernemental ou privé. Toutes les excuses sont désormais bonnes, mais en fait, la vraie raison de la non-progression du sport équestre libanais (à l’image de la majorité des sports au Liban) réside dans le maintien d’une équipe fédérale composée de membres désignés et non élus, de personnes bien éloignées de notre sport. Par conséquent, à l’aube des nouvelles élections d’une fédération équestre libanaise, il serait souhaitable que vous laissiez la voie ouverte à de véritables élections démocratiques, sans les voix de clubs fantômes et sans des listes présélectionnées. Désormais, le vent du changement est impératif, et nous, cavaliers, clubs et entraîneurs, avons besoin d´une nouvelle fédération équestre libanaise, et d’une équipe motivée et homogène. À défaut, ce sport continuera à reculer au galop ! Karim FARÈS
Monsieur le Président de la Fédération équestre libanaise,

En tant que cavalier et entraîneur libanais, permettez-moi de vous adresser en toute franchise cette lettre, qui, je le souhaite, aurait un écho positif auprès de vous pour rendre justice à l’équitation libanaise qui, il y a quelques années, fut un des fleurons du sport national.

À l’heure où, ailleurs dans les pays arabes, la discipline du saut d’obstacle en équitation connaît un essor sans précédent, le niveau au Liban vit un déclin vertigineux.

Pour soutenir cette constatation, les derniers championnats du Liban ont témoigné du triste niveau local, tant au niveau technique que logistique. Est-il permis d´assister à un championnat national avec seulement au départ une maigre poignée de cavaliers dans chacune des catégories, devant un...