Le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, a appelé hier de Beyrouth à un dialogue libano-palestinien pour régler la situation volatile dans les camps de réfugiés au Liban, s’engageant à ne pas y transférer les luttes entre factions palestiniennes.
M. Mechaal s’exprimait à l’issue de rencontres séparées avec le président libanais Michel Sleiman et le Premier ministre Fouad Siniora. Il s’est, par la suite, entretenu avec le président du Parlement Nabih Berry, en présence du vice-président d’Amal, Haïtham Jomaa.
« Nous avons appelé à lancer un dialogue libano-palestinien pour discuter de tous les problèmes des camps palestiniens, Aïn Heloué ou autres », a déclaré M. Mechaal aux journalistes. « Le traitement (de ces problèmes) doit se faire à travers le dialogue et sous l’ombrelle de la souveraineté de la loi et de l’État libanais », a-t-il ajouté. M. Mechaal a aussi insisté sur « le droit au retour des Palestiniens du Liban et sur le refus de l’implantation ». Il a insisté sur la nécessité pour l’État libanais « d’assurer une vie digne aux réfugiés palestiniens qui sont des hôtes sur son territoire, de leur assurer notamment le droit au travail, le droit à la propriété, le droit à l’enseignement et à la santé ». « Nous ne transférerons pas nos divergences hors de Palestine, ni au Liban – à qui suffit ses propres (divergences) –, ni à un autre pays, surtout pas après un retour vers une situation raisonnable au Liban », a-t-il affirmé, évoquant le dialogue interpalestinien.
M. Mechaal a par ailleurs observé, concernant la reconstruction du camp de Nahr el-Bared, qu’il est important « d’accélérer la reconstruction pour ne pas punir le peuple palestinien qui n’est pas responsable de ce qui s’est passé ».
À la faveur de conditions de vie misérables, des groupes extrémistes accusés de liens avec el-Qaëda ou avec les services de renseignements syriens se sont installés ces dernières années dans des camps de réfugiés palestiniens du Liban, en particulier à Aïn el-Heloué.
Ces camps font toujours craindre de violents affrontements interpalestiniens ou une répétition du scénario de Nahr el-Bared.
Khaled Mechaal doit également rencontrer Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, et Saad Hariri, dirigeant du Courant du futur.
Le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, a appelé hier de Beyrouth à un dialogue libano-palestinien pour régler la situation volatile dans les camps de réfugiés au Liban, s’engageant à ne pas y transférer les luttes entre factions palestiniennes.
M. Mechaal s’exprimait à l’issue de rencontres séparées avec le président libanais Michel Sleiman et le Premier ministre Fouad Siniora. Il s’est, par la suite, entretenu avec le président du Parlement Nabih Berry, en présence du vice-président d’Amal, Haïtham Jomaa.
« Nous avons appelé à lancer un dialogue libano-palestinien pour discuter de tous les problèmes des camps palestiniens, Aïn Heloué ou autres », a déclaré M. Mechaal aux journalistes. « Le traitement (de ces problèmes) doit se faire à travers le dialogue et sous l’ombrelle de la souveraineté...
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