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Actualités - Analyse

La situation Le dialogue national, un défi difficile à relever

Fady NOUN La seconde séance de la nouvelle conférence de dialogue national s’ouvre demain, sous la présidence du chef de l’État, sans que l’objectif de l’intermède de presque 50 jours accordé par le chef de l’État, le président Michel Sleiman, soit atteint, puisque des réconciliations internes espérées, durant cet intervalle, ne se sont pas produites. Sur le plan de la forme, et contrairement à ce que prévoyait explicitement l’accord de Doha, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, n’assistera pas aux séances du dialogue, aux côtés du président Sleiman. Selon Khalil Fleyhane, notre correspondant diplomatique, M. Moussa s’est excusé de ne pouvoir être là, affirmant qu’il se rendra aujourd’hui en Belgique après avoir assisté, à Marseille, aux réunions des ministres des AE de la région euromed. Sur le fond, le dialogue s’ouvre sur une querelle artificiellement soulevée par l’opposition dans l’intention d’occulter celle des armes du Hezbollah, que la majorité voudrait situer dans le cadre d’une stratégie de défense clairement définie où les acquis de la révolution du Cèdre seraient préservés. L’opposition souhaite en effet qu’au préalable, la table de dialogue s’élargisse à de nouveaux partenaires comme Omar Karamé, Sleimane Frangié et Talal Arslane. Il est toutefois douteux qu’elle obtienne gain de cause, sans paraître faire de l’obstruction au dialogue. En effet, le chef de l’État, le président Sleiman, a affirmé qu’un élargissement du dialogue à de nouveaux partenaires devait recevoir l’accord de tous, ce qui n’est pas le cas. L’accord de Doha, par ailleurs, définit clairement les protagonistes du dialogue national et ne prévoit pas son élargissement. Du reste, la disproportion entre les deux questions éclate aux yeux. L’élargissement du dialogue n’apportera aucun argument nouveau à une question dont le tour a déjà été fait mille fois, tandis que le dossier des armes du Hezbollah pose la question fondamentale de l’édification d’un État de droit, à l’ombre d’une force militaire dont le pouvoir de décision se trouve en Iran. En tout état de cause, les Forces du 14 Mars ont tenu hier soir des assises générales à Koraytem, pour unifier leurs positions à la veille de la reprise du dialogue. En cours de journée, l’un des ténors du 14 Mars, Nassib Lahoud, avait soulevé en Conseil des ministres la question de la visite en Syrie du ministre de l’Intérieur, et plus précisément du cadre dans lequel se ferait cette visite. Il n’est pas question de ressusciter les accords bilatéraux de sécurité entre le Liban et la Syrie, a averti Nassib Lahoud, ce qui n’empêche pas une coordination entre le Liban et la Syrie sur les plans de la sécurité. Comme on le voit, la hantise de l’axe syro-iranien continue de dominer la vie politique et à juste titre. Cette hantise rend encore plus difficile la tâche du président Sleiman, puisqu’il doit agir de manière à garder la confiance des deux camps. À cette fin, le chef de l’État semble chercher ses atouts à la fois au Liban et en dehors du pays. C’est ainsi qu’il sera samedi prochain au Caire, avant de se rendre le 11 novembre à New York et le 24 en visite officielle en Iran. Immédiatement après avoir présidé les cérémonies du 65e anniversaire de l’Indépendance.
Fady NOUN

La seconde séance de la nouvelle conférence de dialogue national s’ouvre demain, sous la présidence du chef de l’État, sans que l’objectif de l’intermède de presque 50 jours accordé par le chef de l’État, le président Michel Sleiman, soit atteint, puisque des réconciliations internes espérées, durant cet intervalle, ne se sont pas produites.
Sur le plan de la forme, et contrairement à ce que prévoyait explicitement l’accord de Doha, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, n’assistera pas aux séances du dialogue, aux côtés du président Sleiman. Selon Khalil Fleyhane, notre correspondant diplomatique, M. Moussa s’est excusé de ne pouvoir être là, affirmant qu’il se rendra aujourd’hui en Belgique après avoir assisté, à Marseille, aux réunions des ministres des AE de...