Le FMI prêt à aider plus encore les économies secouées par la crise.
Les marchés financiers, revigorés par une chasse aux bonnes affaires, ont amorcé hier une fragile embellie après une semaine noire, alors que banques centrales et gouvernements s’activaient pour limiter l’ampleur de la crise.
Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé dans le vert. La Bourse de Francfort s’est envolée de 11,28 % grâce à une nouvelle flambée du titre Volkswagen, dont la valeur a été multipliée par plus de quatre depuis vendredi en raison de sa prise de contrôle par Porsche. Le titre a gagné 81,7 % à 945 euros, après avoir dépassé en séance le seuil de 1 000 euros. Madrid et Milan ont cependant clôturé en repli, alors que la Bourse de New York évoluait en hausse.
La place new-yorkaise est portée « par l’idée que le marché devait rebondir après avoir plongé de 14 % sur les cinq dernières séances », notait Patrick O’Hare, de Briefing.com.
Plus tôt dans la journée, Tokyo avait pris 6,41 %, grâce au reflux du yen qui a rassuré les investisseurs. Hong Kong a fait un bond historique de 14,4 %, après une chute record de 12,7 %.
Mais des opérateurs relativisaient l’embellie. « Même un chat mort rebondit », a plaisanté Yk Chan, directeur de Phillip Asset Management à Hong Kong.
Si une relative accalmie s’est installée sur le front boursier, les effets de la crise financière continuaient à peser sur les résultats d’entreprises et grossir les rangs des chômeurs. Le fabricant d’électroménager américain Whirlpool a ainsi annoncé 5 000 suppressions d’emplois d’ici à fin 2009.
Les gouvernements au chevet de l’économie
D’autre part, la mobilisation sur la scène politique se poursuivait dans la perspective du sommet du G20 (principaux pays industrialisés et émergents) le 15 novembre à Washington, destiné à amorcer une réforme du système financier international.
À l’issue d’une réunion avec le Premier ministre britannique Gordon Brown à Versailles, le président français Nicolas Sarkozy a souhaité que l’Union européenne porte de 12 à « au moins 20 milliards » sa capacité de réponse à la crise.
Parallèlement, le Fonds monétaire international (FMI) a affiché hier sa volonté d’intensifier ses efforts pour soutenir les pays balayés par la crise en envisageant de leur avancer des liquidités pour de courtes durées, pour peu qu’ils soient considérés comme bien gérés. « Le Fonds examine activement le lancement d’une nouvelle facilité de prêts de liquidités à court terme pour les pays aux fondamentaux sains, provisoirement exposés à des pressions de financement », a révélé le numéro deux du FMI, John Lipsky.
Toutefois, une nouvelle série d’indicateurs a alimenté les inquiétudes des investisseurs sur la dégradation de la conjoncture. La confiance des consommateurs américains s’est effondrée en octobre à 38,0 points, contre 61,4 points en septembre, un niveau jamais vu depuis la création en 1985 de cet indice. Les prix des logements aux États-Unis ont enregistré une nouvelle baisse record en août, chutant de 16,6 % sur un an. Et les chiffres du produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre, attendus en recul, devraient confirmer jeudi l’ampleur des difficultés de l’économie américaine.
Le moral des ménages français a atteint son plus bas niveau depuis la création de l’enquête en 1987, alors que celui des consommateurs allemands est resté stable pour novembre.
Confronté à un taux de chômage en hausse en France, M. Sarkozy a présenté hier plusieurs mesures pour tenter de limiter l’impact de la crise, dont 100 000 contrats de travail supplémentaires pour 2009 subventionnés par l’État.
Par ailleurs, le Trésor américain a commencé hier à verser les 125 milliards de dollars destinés à recapitaliser les neuf plus grandes banques américaines. Mais l’État fédéral américain aura un besoin de financement « sans précédent » pour l’année fiscale débutant en octobre, a averti un responsable du Trésor.
La Réserve fédérale américaine s’apprêtait à donner une nouvelle bouffée d’oxygène à l’économie. Elle devrait annoncer mercredi une réduction de ses taux directeurs à l’issue d’une réunion de deux jours.
En revanche, la Banque centrale d’Islande a annoncé hier le relèvement de six points de son principal taux à 18 % afin de protéger sa devise en danger après la quasi-faillite du pays.
Pour calmer la volatilité des marchés, le gouvernement japonais a, de son côté, interdit à son tour les ventes de titres à découvert (spéculation à la baisse), une pratique accusée d’accentuer la chute des cours.
Enfin, l’État néerlandais a volé au secours du groupe d’assurances Aegon, injectant trois milliards d’euros afin de renforcer sa solvabilité.
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Les marchés financiers, revigorés par une chasse aux bonnes affaires, ont amorcé hier une fragile embellie après une semaine noire, alors que banques centrales et gouvernements s’activaient pour limiter l’ampleur de la crise.
Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé dans le vert. La Bourse de Francfort s’est envolée de 11,28 % grâce à une nouvelle flambée du titre Volkswagen, dont la valeur a été multipliée par plus de quatre depuis vendredi en raison de sa prise de contrôle par Porsche. Le titre a gagné 81,7 % à 945 euros, après avoir dépassé en séance le seuil de 1 000 euros. Madrid et Milan ont cependant clôturé en repli, alors que la Bourse de New York évoluait en hausse.
La place new-yorkaise est portée « par...