Irak
Bagdad amende
unilatéralement l’accord
avec Washington
le 29 octobre 2008 à 00h00
La Maison-Blanche exprime de fortes réticences à renégocier la présence des troupes US.
Le gouvernement irakien a donné mandat, hier, au Premier ministre Nouri al-Maliki pour présenter aux États-Unis les « légères modifications » à apporter au projet d’accord fixant les modalités de retrait des forces US d’ici à 2011. Une semaine après avoir été chargé par M. Maliki de soumettre rapidement des amendements au texte négocié âprement depuis neuf mois entre Bagdad et Washington, les ministres irakiens se sont réunis deux heures durant pour discuter des articles faisant débat.
« Le gouvernement a approuvé les modifications nécessaires et essentielles » au projet d’accord sur la présence américaine en Irak après 2008, a annoncé le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh. Ces amendements ont été proposés « conformément aux opinions des principales entités politiques du pays, et le Premier ministre a été autorisé à présenter ces changements à la partie américaine pour trouver un projet d’accord qui préserve la souveraineté de l’Irak et ses intérêts nationaux », a-t-il ajouté.
Cette demande d’amendements au texte avait été décidée lors du précédent Conseil des ministres, la semaine dernière. Bagdad avait accusé Washington de chercher « à lui forcer la main » pour lui faire signer le projet d’accord. Selon des responsables irakiens interrogés par l’AFP, cinq des 31 articles du projet d’accord posent problème au gouvernement. Le texte doit notamment être plus précis sur la date exacte du retrait américain et plus précis quant à l’immunité accordée aux soldats US.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, avait déclaré que Washington avait accepté d’écouter les requêtes de Bagdad, mais la secrétaire d’État, Condoleezza Rice, ne s’est pas engagée sur d’éventuelles modifications. Hier, l’administration Bush a dit avoir fait sa « meilleure offre » au gouvernement irakien et s’est montrée très réticente à l’idée de renégocier un accord. Alors que le temps commence à presser, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a mis en garde contre les conséquences qu’un échec des pourparlers aurait sur la sécurité en Irak. Cependant, a-t-elle conclu, il serait « irresponsable » d’exclure de nouvelles discussions.
La Maison-Blanche exprime de fortes réticences à renégocier la présence des troupes US.
Le gouvernement irakien a donné mandat, hier, au Premier ministre Nouri al-Maliki pour présenter aux États-Unis les « légères modifications » à apporter au projet d’accord fixant les modalités de retrait des forces US d’ici à 2011. Une semaine après avoir été chargé par M. Maliki de soumettre rapidement des amendements au texte négocié âprement depuis neuf mois entre Bagdad et Washington, les ministres irakiens se sont réunis deux heures durant pour discuter des articles faisant débat.
« Le gouvernement a approuvé les modifications nécessaires et essentielles » au projet d’accord sur la présence américaine en Irak après 2008, a annoncé le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh. Ces amendements...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.