Réconciliations : Gemayel dénonce
les contradictions
le 24 octobre 2008 à 00h00
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a accusé hier implicitement l’opposition de « vouloir la chose et son contraire » dans le dossier des réconciliations.
« Les parties concernées veulent la chose et son contraire. D’un côté, elles demandent la réconciliation et de l’autre, elles ont recours à l’escalade verbale et s’abstiennent d’assurer le climat opportun pour cette réconciliation que nous souhaitons », a déclaré M. Gemayel à la presse à l’issue d’un entretien au siège central des Kataëb, à Saïfi, avec le représentant personnel du secrétaire général des Nations unies, Michaël Williams.
« S’ils veulent vraiment la réconciliation, il faut cesser d’utiliser des formules blessantes, a ajouté l’ancien chef de l’État. Pour notre part, nous n’avons de problème avec personne en dépit des désaccords politiques et nous sommes prêts à soutenir tous les efforts de réconciliation. Nous sommes prêts à accomplir tout ce qui nous sera demandé à ce sujet », a-t-il dit.
Interrogé sur la polémique à propos de la vice-présidence du Conseil, M. Gemayel a dit : « Cette affaire se résume à une tempête dans un verre d’eau. La façon dont elle est suscitée n’est pas sérieuse. Il y a des règles à suivre et cela suppose une révision de la Constitution. Or nous ne pouvons le faire que par le biais d’un dialogue sur la Constitution et le moment n’est pas opportun car la situation au Liban ne s’est pas totalement stabilisée et nous sommes aux portes d’une grande bataille électorale. »
L’ancien président a d’autre part indiqué avoir examiné avec M. Williams la question des chrétiens d’Irak. Il a souligné la nécessité de déployer « tous les efforts nécessaires pour permettre le retour chez eux des réfugiés chrétiens qui ont fui Mossoul et de leur assurer la sécurité pour empêcher la réédition de la tragédie qu’ils ont subie ».
Concernant le Liban-Sud, également évoqué lors de l’entretien, M. Gemayel a dit : « Nous avons une initiative au sujet des fermes de Chebaa. Il s’agit pour le moins d’une solution provisoire à ce problème permettant d’assurer la stabilité du Liban dans la mesure où la question de Chebaa sert de prétexte au maintien des armes illégales. Nous allons faire des propositions à ce sujet » allant dans le sens d’une application de l’accord d’armistice libano-israélien de 1949, a-t-il ajouté.
Sayegh craint des « réconciliations aux dépens des chrétiens »
De son côté, le deuxième vice-président des Kataëb, Salim Sayegh, a estimé dans une déclaration à la radio La Voix du peuple que la rapidité avec laquelle les choses se sont gâtées au niveau des efforts de réconciliation interchrétienne montre qu’on veut nous faire parvenir un message selon lequel « tout conflit est interdit au Liban sauf entre les chrétiens ».
« Ce que je crains, a-t-il ajouté, c’est que les réconciliations se fassent au Liban aux dépens des chrétiens. »
M. Sayegh a en outre révélé qu’une rencontre avait eu lieu il y a deux jours entre des représentants des Kataëb et un collaborateur de l’ancien député Sleimane Frangié.
Selon lui, Amine Gemayel est prêt à assister à une rencontre de réconciliation (entre Forces libanaises et Marada) au cas où on le lui demandait, en présence ou non du général Michel Aoun.
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a accusé hier implicitement l’opposition de « vouloir la chose et son contraire » dans le dossier des réconciliations.
« Les parties concernées veulent la chose et son contraire. D’un côté, elles demandent la réconciliation et de l’autre, elles ont recours à l’escalade verbale et s’abstiennent d’assurer le climat opportun pour cette réconciliation que nous souhaitons », a déclaré M. Gemayel à la presse à l’issue d’un entretien au siège central des Kataëb, à Saïfi, avec le représentant personnel du secrétaire général des Nations unies, Michaël Williams.
« S’ils veulent vraiment la réconciliation, il faut cesser d’utiliser des formules blessantes, a ajouté l’ancien chef de l’État. Pour notre part, nous n’avons de problème...
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