Les enjeux du partenariat Euro-Med ont été longuement discutés, hier après-midi, lors de l’ouverture d’une conférence conscarée au rôle des médias dans le renforcement de ce processus. Réunis à l’hôtel Bristol, à Beyrouth, les invités de la commission nationale pour l’Unesco ont exprimé leurs avis et posé des questions au chef de la délégation de la commission européenne au Liban, Patrick Laurent. Ce dernier a insisté sur l’intérêt que peut trouver le Liban à participer pleinement à Euro-Med, avant de rappeler les réformes nécessaires dans le pays, notamment par le biais des médias, pour le sortir de son impasse politique.
La conférence s’est ouverte par une allocution du ministre de l’information, Tarek Mitri, qui a dit « rêver d’une télévision publique libanaise qui ne traite pas que de politique. » Il a invité les participants à réfléchir sur l’enrichissement que peuvent apporter les médias dans la compréhension entre le Nord et le Sud de la Méditerranée en allant au-delà des simples rapports politiques : en donnant plus de place à des sujets socio-économiques et culturels, ils feraient apparaître chaque région dans sa diversité et contribueraient justement à des « relations politiques plus authentiques. »
M. Laurent, quant à lui, a profité de l’occasion pour d’abord mettre en avant les enjeux du processus Euro-Med, lancé à Barcelone il y a maintenant treize ans. Celui-ci doit consolider, sans aucune ingérence dans la politique intérieure des pays, « le développement et l’emploi, la cohésion régionale et l’intégration économique. »
Pour y arriver, il s’agit de défendre des causes fondamentales telles que « la démocratie et les droits de l’homme, la sécurité, le développement durable, l’éducation, l’égalité des sexes et les migrations. » Cependant, ces idéaux ont un prix, au premier sens du terme : le représentant européen a lancé un appel aux investisseurs pour relancer le dynamisme économique du pays. Il a également invité le Liban à participer plus activement aux accords internationaux, en intégrant l’Organisation mondiale du commerce, et à parvenir à une cohésion nationale lui permettant de nommer un ambassadeur auprès d’Euro-Med.
Revenant au rôle des médias dans ce processus, M. Laurent a dénoncé le manque d’impartialité de la presse libanaise. « Avant de lire les journaux du pays, a-t-il confié, je me renseigne ailleurs. Sinon, je suis gêné. » Le problème, selon lui, est double : les médias sont souvent financés par « des groupes d’intérêts particuliers » et il n’y a « qu’un média national faible ». Évoquant une « responsabilité éthique d’honnêteté intellectuelle », il en a appelé à des médias « portant autant de responsabilité que les hommes politiques ».
La conférence se déclinera aujourd’hui en des interventions sur le rôle des médias dans les compréhensions politique, socio-économique et enfin culturelle entre les États euro-méditerranéens.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les enjeux du partenariat Euro-Med ont été longuement discutés, hier après-midi, lors de l’ouverture d’une conférence conscarée au rôle des médias dans le renforcement de ce processus. Réunis à l’hôtel Bristol, à Beyrouth, les invités de la commission nationale pour l’Unesco ont exprimé leurs avis et posé des questions au chef de la délégation de la commission européenne au Liban, Patrick Laurent. Ce dernier a insisté sur l’intérêt que peut trouver le Liban à participer pleinement à Euro-Med, avant de rappeler les réformes nécessaires dans le pays, notamment par le biais des médias, pour le sortir de son impasse politique.
La conférence s’est ouverte par une allocution du ministre de l’information, Tarek Mitri, qui a dit « rêver d’une télévision publique libanaise qui ne traite pas que de...