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L’euro poursuit son décrochage et repasse sous le seuil de 1,30 dollar

L’euro a confirmé hier son décrochage et est passé sous le seuil de 1,30 dollar pour la première fois depuis février 2007, entraîné par la poursuite des craintes de récession, le billet vert et le yen continuant de leur côté d’attirer, par leur aura de valeur refuge, les investisseurs échaudés. L’euro est resté victime de l’ambiance inquiète qui règne sur les marchés et a vu son cours décrocher un peu plus encore depuis lundi, où il avait ouvert la semaine vers 1,35 dollar avant de perdre jusqu’à 2 à 3 cents par jour. En séance, l’euro s’est effondré jusqu’à 1,2743 dollar, un plus bas depuis le 7 novembre 2006. Par rapport à son record historique de la mi-juillet, à 1,6038 dollar, la monnaie unique a perdu ainsi plus de 20 % de sa valeur. « Les forces qui expliquaient traditionnellement les mouvements des monnaies, comme le différentiel entre les taux d’intérêt (qui est toujours favorable à l’euro, NDLR), ont été supplantées par de nouveaux moteurs tels que le rapatriement de fonds (deleveraging), l’aversion au risque et la soif de liquidités », expliquaient les analystes de Calyon. « Le dollar a été le principal bénéficiaire de ce changement, ainsi que les valeurs refuges que sont le yen et le franc suisse », ajoutaient-ils. Monnaies à faible taux d’intérêt, les devises nippone et helvétique sont prisées en période de fortes inquiétudes. Bien qu’il y ait eu une réaction euphorique des marchés aux différents plans de sauvetage, ce sentiment a fait long feu, observaient des cambistes, ajoutant que le « mot en R » (pour récession) n’était désormais plus tabou. La monnaie américaine peut en outre compter sur le succès, auprès des investisseurs, de l’idée selon laquelle les États-Unis sortiront les premiers de la crise. Ce sentiment a été conforté par les propos du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qui s’est déclaré favorable à l’examen d’un nouveau plan de relance par le Congrès américain. Un premier plan de relance d’un montant de 168 milliards de dollars avait été adopté par le Congrès en janvier et mis en place au printemps. Il avait eu un effet jugé positif par les économistes, mais très provisoire. La devise britannique reculait également de façon marquée face au dollar et est tombée à son plus bas depuis septembre 2003 à 1,6203 dollar après que gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King lui-même eut dit mardi soir que la Grande-Bretagne allait « vraisemblablement » entrer en récession. Le gouverneur a ajouté que le plan gouvernemental d’aide aux banques constituait le point de départ d’une longue convalescence pour un retour à une situation normale. L’once d’or valait 757,63 dollars contre 772 dollars la veille au fixing du soir.
L’euro a confirmé hier son décrochage et est passé sous le seuil de 1,30 dollar pour la première fois depuis février 2007, entraîné par la poursuite des craintes de récession, le billet vert et le yen continuant de leur côté d’attirer, par leur aura de valeur refuge, les investisseurs échaudés.
L’euro est resté victime de l’ambiance inquiète qui règne sur les marchés et a vu son cours décrocher un peu plus encore depuis lundi, où il avait ouvert la semaine vers 1,35 dollar avant de perdre jusqu’à 2 à 3 cents par jour.
En séance, l’euro s’est effondré jusqu’à 1,2743 dollar, un plus bas depuis le 7 novembre 2006. Par rapport à son record historique de la mi-juillet, à 1,6038 dollar, la monnaie unique a perdu ainsi plus de 20 % de sa valeur.
« Les forces qui expliquaient traditionnellement les...