Paris, d’Élie MASBOUNGI
Confirmant sa sérénité relative par rapport à la situation au Liban et soulignant les développements positifs constatés depuis l’accord de Doha, la France a estimé hier que « des avancées importantes ont été réalisées dans la mise en œuvre de la résolution 1559 » qui vient de faire l’objet d’un huitième rapport du secrétaire général des Nations unies tout en rappelant que Beyrouth et Damas doivent progresser sur leurs dossiers bilatéraux dont la « question cruciale de l’armement des milices ».
Au cours de son point de presse d’hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, M. Éric Chevallier, a indiqué que Paris avait pris connaissance de ce rapport.
« Nous estimons, a dit notamment le porte-parole, comme le secrétaire général de l’ONU, que des avancées importantes ont été réalisées dans la mise en œuvre de cette résolution grâce à l’accord de Doha. »
M. Chevallier a énuméré ces avancées en citant l’élection du président Michel Sleiman et la formation d’un gouvernement d’union nationale qui ont, selon lui, mis fin au blocage politique, parallèlement à l’adoption de la loi électorale dans la perspective de la tenue des élections législatives de 2009.
Et le porte-parole de poursuivre : « Nous avons salué l’annonce, rappelée par le rapport, de l’établissement de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban, conformément à l’engagement pris par les présidents Sleiman et Assad à Paris le 12 juillet dernier et réitéré à Damas lors des sommets des 13 et 14 août. Nous attendons à présent la nomination des ambassadeurs et l’ouverture effective des deux ambassades avant la fin de l’année. »
« Nous encourageons par ailleurs les deux parties à progresser sur l’ensemble des autres dossiers bilatéraux, notamment la démarcation et le contrôle de la frontière commune, ainsi que sur la question des prisonniers et des détenus, a ajouté le porte-parole du Quai d’Orsay. Nous notons la reprise des conclusions du rapport Libat II d’août dernier qui met l’accent sur la nécessité de renforcer le contrôle des frontières. Nous attendons une coopération de la Syrie, qui a une responsabilité particulière en la matière, avec le Liban. Comme le souligne le rapport, la question de l’armement des milices est également d’une importance fondamentale. Nous souhaitons que le dialogue national mis en œuvre par le président Sleiman permette d’aborder cette question cruciale pour la stabilité et la sécurité du Liban et de l’ensemble de la région. »
Et le porte-parole de conclure : « Enfin, nous appelons à nouveau toutes les parties concernées, au premier chef les pays de la région, au respect de toutes les résolutions du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 1559, 1680 et 1701. »
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