La réconciliation ne semble pas proche, estime Makari
le 23 octobre 2008 à 00h00
Les propos violents du chef du courant des Marada Sleimane Frangié mardi ont suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique. Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a estimé hier que Frangié semble être revenu sur le principe de la réconciliation. Il a ajouté que celle-ci ne signifie toutefois pas une alliance électorale car ce serait se moquer des gens. « La réconciliation vise à déplacer le conflit de la rue vers la scène politique », a-t-il déclaré. Makari a aussi précisé que les réconciliations ne peuvent être complètes sans celle des parties chrétiennes, affirmant que les Forces libanaises avaient accepté toutes les conditions posées par Frangié. Mais, selon lui, ce dernier cherche à entraver la réconciliation en posant de nouvelles conditions. Makari s’est aussi étonné des propos du général Aoun lorsqu’il a déclaré ne pas être concerné par cette réconciliation, alors que sa présence à la réunion est une des conditions posées par son allié, Sleimane Frangié. Il a enfin déclaré que la réconciliation chrétienne ne lui semble pas proche, tout en émettant le souhait de se tromper...
De son côté, le député Misbah Ahdab a critiqué sans le nommer l’ancien Premier ministre Omar Karamé qui avait refusé la veille toute idée de réconciliation avec les Forces libanaises et avec leur chef Samir Geagea. Il a affirmé que dans l’intérêt du pays il faut se lancer dans les réconciliations, si l’on fait réellement le choix de préserver la paix civile et de servir les intérêts des gens.
L’évêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, s’est lui référé à des textes de l’Évangile pour assurer que la réconciliation s’inscrit dans les fondements du christianisme, qui appelle au pardon et à l’entente. Il a ajouté que les Libanais doivent se réconcilier entre eux, s’ils veulent mériter leur pays.
Les propos violents du chef du courant des Marada Sleimane Frangié mardi ont suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique. Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a estimé hier que Frangié semble être revenu sur le principe de la réconciliation. Il a ajouté que celle-ci ne signifie toutefois pas une alliance électorale car ce serait se moquer des gens. « La réconciliation vise à déplacer le conflit de la rue vers la scène politique », a-t-il déclaré. Makari a aussi précisé que les réconciliations ne peuvent être complètes sans celle des parties chrétiennes, affirmant que les Forces libanaises avaient accepté toutes les conditions posées par Frangié. Mais, selon lui, ce dernier cherche à entraver la réconciliation en posant de nouvelles conditions. Makari s’est aussi étonné des...
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