Malheureux en C1 mais en phase ascendante en L1, Bordeaux, porté par son meneur Yoann Gourcuff, rêve encore d’un avenir européen à la condition impérative de vaincre les surprenants roumains de Cluj ce soir lors de la 3e journée de Ligue des champions (gr. A).
Des chiffres implacables
Zéro point, plus mauvaise défense de la compétition (7 buts) dans un groupe où toutes les équipes ont gagné au moins une fois : les chances de Bordeaux de voir le printemps européen sont minimes et aujourd’hui uniquement dépendantes de la double confrontation contre Cluj (aller ce soir et retour le 4 novembre). Les optimistes diront que Newcastle a réussi par le passé (en 2002) à franchir la phase de poules après trois revers initiaux ou que Bordeaux n’a pas encore affronté l’équipe soi-disant la plus faible du gr. A. Mais faute de succès ce soir, les hommes de Laurent Blanc pourront dire adieu définitivement à la C1 – avec peut-être un coup au moral en L1 –, voire à la C3 si Rome réussit quelque chose à Stamford Bridge. En cas de succès, les hommes de Laurent Blanc croiseront les doigts pour une victoire des Blues contre les Italiens, qui les relancerait dans la compétition.
Le retour de la confiance
Trois victoires et un nul lors des quatre derniers matches de L1, Bordeaux semble avoir retrouvé le rythme qui en fit un dauphin ambitieux l’an dernier. Avec (ou à cause de) l’émergence de son inspirateur Gourcuff, Blanc bascule vers un 4-2-3-1 (4-3-3 à l’ancienne sur certaines phases), solide au milieu avec ses tauliers Alou Diarra et Fernando. Malgré des carences persistantes sur phases arrêtées, la défense a retrouvé un début de sérénité après plusieurs semaines de tâtonnement et devrait retrouver ce soir son gardien international Ulrich Ramé, absent depuis trois semaines. Devant, la concurrence reste bénéfique avec quatre attaquants sur cinq buteurs cette saison.
Les raisons d’y croire
La première se situe dans l’état de grâce qui habite actuellement Gourcuff. Décisif, précieux, lumineux, le joueur prêté par le Milan AC marche sur l’eau depuis un mois et demi et peut à lui tout seul – comme contre Toulouse samedi – changer le cours d’un match. La deuxième réside dans l’état d’esprit : à la rue à Chelsea en ouverture de C1 (0-4), Bordeaux avait rectifié le tir contre Rome avant de sombrer naïvement – expulsion sévère d’Henrique – et mentalement (1-3). Souvent réactifs, les Girondins souhaitent effacer ce faux pas et entendent faire respecter le droit du sol par un esprit conquérant.
Cluj, cocktail à quelle sauce ?
À l’instar de Famagouste, le club roumain est la révélation de la C1 depuis son succès au stade Olimpico de Rome (2-1) et sa résistance contre Chelsea (0-0). À la fois « tour de Babel » (10 nationalités) et nouvel Eldorado financier depuis son rachat en 2002 par un homme d’affaires originaire de Transylvanie, Cluj s’est invité presque naturellement dans la cour des grands et sa venue en Gironde s’apparente à « un examen de maturité ». Entraîné par l’Italien Maurizio Trombetta, le champion de Roumanie pourra s’appuyer sur son Argentin Culio (2 buts à Rome), la présence de son attaquant ivoirien Youssouf Koné, et une assise défensive disciplinée rompue aux joutes lusitaniennes et sud-américaines. « Tout le monde au club, que ce soient les joueurs, les entraîneurs ou les dirigeants, veut faire l’histoire », prévient Koné.
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Des chiffres implacables
Zéro point, plus mauvaise défense de la compétition (7 buts) dans un groupe où toutes les équipes ont gagné au moins une fois : les chances de Bordeaux de voir le printemps européen sont minimes et aujourd’hui uniquement dépendantes de la double confrontation contre Cluj (aller ce soir et retour le 4 novembre). Les optimistes diront que Newcastle a réussi par le passé (en 2002) à franchir la phase de poules après trois revers initiaux ou que Bordeaux n’a pas encore affronté l’équipe soi-disant la plus faible du gr. A. Mais...