Israël envisage de négocier un traité de non-belligérance avec le Liban
le 21 octobre 2008 à 00h00
Tel-Aviv pourrait négocier un accord qui réglerait les questions des fermes de Chebaa et de Ghajar, et mettrait fin aux survols.
Selon un responsable israélien, l’État hébreu envisage de négocier un accord à long terme pour préserver le calme à la frontière avec le Liban.
« Cette option a été présentée et débattue il y a deux semaines en présence du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Aharon Abramovitch, lors d’un colloque sur les enjeux stratégiques du processus de paix au Proche-Orient », a affirmé à l’AFP ce responsable qui a requis l’anonymat.
Durant ce colloque, a-t-il précisé, Eran Etzion, chef du département politique au ministère des Affaires étrangères, a souligné qu’un traité de paix avec le Liban ne pourrait être signé qu’après la signature d’un traité similaire avec la Syrie.
Israël et la Syrie, qui sont en état de belligérance depuis la première guerre israélo-arabe de 1948, mènent depuis mai des discussions indirectes de paix via la Turquie.
Compte tenu de ce préalable, Israël pourrait dans l’intervalle tenter de conclure un pacte séparé de non-belligérance avec le Liban. « C’est une option, mais il y en a évidemment d’autres », a indiqué l’officiel israélien sans préciser lesquelles.
Un tel pacte, a-t-il encore affirmé, devrait régler divers litiges relativement mineurs sur le tracé de la frontière, notamment dans le secteur dit des fermes de Chebaa et du village de Ghajar.
Le pacte pourrait en outre prévoir une coordination à la frontière internationale israélo-libanaise entre les effectifs de l’armée israélienne, de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) et de l’armée libanaise.
Dans la perspective de ce traité, Israël pourrait demander que les arsenaux du Hezbollah soient réduits et que l’armée libanaise se déploie sur l’ensemble du territoire libanais, en particulier au sud du fleuve Litani jusqu’à la partie limitrophe. Ce qui est déjà une réalité sur le terrain.
En échange, l’aviation israélienne cesserait ses survols du territoire libanais.
Toujours selon le responsable israélien, « le colloque du ministère des Affaires étrangères s’est par ailleurs longuement penché sur la question de savoir s’il fallait donner la priorité aux efforts en vue d’un accord de paix avec la Syrie plutôt qu’avec les Palestiniens, ou inversement ». Un dilemme que les dirigeants israéliens ne parviennent pas à trancher depuis des décennies.
Tel-Aviv pourrait négocier un accord qui réglerait les questions des fermes de Chebaa et de Ghajar, et mettrait fin aux survols.
Selon un responsable israélien, l’État hébreu envisage de négocier un accord à long terme pour préserver le calme à la frontière avec le Liban.
« Cette option a été présentée et débattue il y a deux semaines en présence du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Aharon Abramovitch, lors d’un colloque sur les enjeux stratégiques du processus de paix au Proche-Orient », a affirmé à l’AFP ce responsable qui a requis l’anonymat.
Durant ce colloque, a-t-il précisé, Eran Etzion, chef du département politique au ministère des Affaires étrangères, a souligné qu’un traité de paix avec le Liban ne pourrait être signé qu’après la signature d’un...
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