Les dirigeants d’Afrique australe tiendront un nouveau mini-sommet sur le Zimbabwe à Harare le lundi 27 octobre, a indiqué hier soir le secrétaire général du bloc régional, après l’échec d’une réunion au Swaziland boycottée par le chef de l’opposition zimbabwéenne.
« Le sommet extraordinaire de la troïka (...) a décidé de se réunir à Harare, au Zimbabwe, le 27 octobre pour étudier les avancées dans la mise en place de l’accord du 15 septembre » de partage du pouvoir, a déclaré lors d’une conférence de presse Tomaz Salomao, secrétaire général de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). La « troïka », l’organe de politique, sécurité et défense de la SADC actuellement composé du Swaziland, du Mozambique et de l’Angola, avait organisé hier un sommet à Mbabane pour aider les leaders zimbabwéens à mettre en œuvre l’accord de partage du pouvoir signé il y a cinq semaines. Le président Robert Mugabe a assisté à la rencontre, mais pas son rival, le chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai, qui a refusé de venir au Swaziland après avoir rencontré des difficultés à obtenir un titre de voyage. « Il ne se rendra pas à Mbabane avant d’avoir un passeport. Il ne montera pas à bord de l’avion de la SADC tant qu’il n’aura pas de passeport », avait déclaré le porte-parole de M. Tsvangirai, George Sibotshiwe, plus tôt en journée. La SADC avait prévu d’affréter un avion pour aller chercher le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) à Harare et l’amener à Mbabane, avaient indiqué auparavant deux participants au mini-sommet. Privé de passeport depuis des mois, M. Tsvangirai dépend pour chaque déplacement à l’étranger de documents temporaires. Le porte-parole de M. Mugabe, George Charamba, a expliqué que le passeport de M. Tsvangirai n’avait pas été renouvelé après son expiration parce que le pays manque « de papier officiel (...) à cause des sanctions » occidentales.
D’autre part, les États-Unis ont réitéré hier soir leurs menaces de nouvelles sanctions contre M. Mugabe s’il ne respecte pas l’accord de partage du pouvoir avec M. Tsvangirai, après l’échec du sommet au Swaziland. « Si Mugabe dénonce l’accord de partage du pouvoir, les États-Unis sont prêts à imposer des sanctions supplémentaires », a déclaré un porte-parole du département d’État, Robert Wood. M. Wood répétait ainsi un avertissement lancé vendredi dernier à Tokyo par Jendayi Frazer, secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires africaines, qui s’était déclarée pessimiste sur l’issue des négociations en cours entre MM. Mugabe et Tsvangirai, organisées sous l’égide du médiateur sud-africain Thabo Mbeki. « Si ça ne marche pas, alors nous allons continuer à mettre la pression sur le gouvernement. Nous examinerons de nouvelles sanctions contre le président Mugabe et son régime », avait indiqué Mme Frazer. M. Wood n’a pas précisé quelles nouvelles sanctions étaient envisagées, mais, selon un responsable du département d’État, il pourrait s’agir de nouvelles interdictions de voyage aux États-Unis touchant d’autres proches du président que ceux déjà touchés par les sanctions américaines en cours.
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« Le sommet extraordinaire de la troïka (...) a décidé de se réunir à Harare, au Zimbabwe, le 27 octobre pour étudier les avancées dans la mise en place de l’accord du 15 septembre » de partage du pouvoir, a déclaré lors d’une conférence de presse Tomaz Salomao, secrétaire général de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). La « troïka », l’organe de politique, sécurité et défense de la SADC actuellement composé du Swaziland, du Mozambique et de l’Angola, avait organisé hier un sommet à Mbabane pour aider...