Nous publions, ci-dessous, le texte quasi intégral de l’allocution prononcée par le chef de l’État, Michel Sleiman, à l’ouverture du XIIe Sommet de la francophonie, hier à Québec.
« Le Liban se réjouit que ce XIIe sommet se tienne au Canada, qui accueille une importante communauté libanaise, et dans la ville même de Québec, qui célèbre cette année ses quatre siècles d’existence. C’est un moment symbolique qui témoigne de la vitalité et de la diversité de la famille francophone.
« Permettez-moi d’emblée de remercier nos cohôtes – le Canada et le Québec – pour leur accueil, l’hospitalité réservée à notre délégation et la qualité d’organisation de ce sommet.
« Mon pays, fier de puiser ses ressources de sa dimension plurielle, et fidèle à son engagement, entend jouer pleinement son rôle dans les institutions régionales et internationales, notamment en francophonie, à laquelle nous unit, par-delà le partage d’une langue, l’adhésion à des valeurs communes.
« Aujourd’hui, au moment où le monde se sent mal, secoué par une crise financière très grave, notre responsabilité commune et notre devoir en tant que francophones est de maintenir la flamme de l’espoir, en réaffirmant les principes de solidarité, de responsabilité et de bonne gouvernance, en concertation avec l’ensemble des partenaires internationaux.
« Des guerres aux exclusions, des destructions apparentes au rejet de l’autre, nous sommes appelés à réaffirmer les droits fondamentaux et la dignité intrinsèque de tout être humain, si démuni soit-il, et cela sans distinction de race, de couleur ou de religion. Tel est le moteur fondamental de la démocratie qui, elle aussi, nous interpelle pour la renforcer à l’échelle nationale de chaque membre de notre organisation.
« Renforcer la démocratie, c’est notamment adopter et appliquer à tous les niveaux les règles de la bonne gouvernance. N’oublions pas que la bonne gouvernance se gère par la raison et se propage par une passion commune. À cet effet, le Liban qui se prépare à organiser de nouvelles élections législatives au printemps de l’année prochaine garde un bon souvenir de la mission francophone d’observation du scrutin de 2005. Par ailleurs, Beyrouth a été désignée par l’Unesco capitale mondiale du livre en 2009. Le Liban souhaite une présence et une visibilité de la francophonie durant les manifestations relatives à cet événement et qui se dérouleront tout au long de l’année prochaine.
« Nous ne pouvons pas attendre pour conjurer les crises alimentaires qui condamnent tant d’êtres humains à la misère, et nous ne pouvons pas attendre pour lutter contre le réchauffement climatique afin de sauver notre espace écologique. Que ce soit en matière de préservation ou de protection de l’environnement, il ne s’agit plus d’une recherche de bien-être ou de mieux-être, mais d’une exigence de survie.
« À ce sujet, le Liban aurait besoin de l’expertise de ses partenaires pour faire face à de graves défis et aux périls qui le menacent. La déforestation est devenue chronique en raison des incendies successifs de nos forêts, ces dernières années et des moyens insuffisants pour les maîtriser.
« En décidant de consacrer les thèmes de nos travaux à l’environnement, la démocratie et la bonne gouvernance, nous avons voulu parler d’avenir. Les peuples de nos pays et du monde entier attendent que nous répondions à ces aspirations. Ils attendent de nous surtout de continuer à œuvrer pour la paix et le dialogue, une mission tellement conforme à la vocation même du Liban qui aspire à s’ériger en centre internationalement reconnu pour le dialogue des religions, des cultures et des civilisations.
« Mais pour s’épanouir et se développer, nos pays ont besoin de paix. Je suis sûr que la francophonie ne manquera pas, en ce qui nous concerne, de soutenir la cause du Liban indépendant, souverain, stable et prospère.
« Une participation plus active des pays francophones dans les actions de maintien de la paix, comme c’est le cas au sein de la Finul au Liban-Sud, de même que dans le processus de promotion d’une paix juste et globale au Moyen-Orient, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies et à l’initiative de paix arabe, ne peut qu’être encouragée par l’ONU, dont il nous plait de saluer la présence parmi nous de son secrétaire général, Monsieur Ban Ki-moon.
« Dans les moments difficiles qui ont affecté un grand nombre de nos pays, l’Organisation internationale de la francophonie a prouvé son efficacité. Je voudrais, à cet égard, rendre hommage à son secrétaire général, le président Abdou Diouf, qui n’a cessé d’user de tant de sagesse pour désamorcer les crises et œuvrer pour la paix, la démocratie, les droits de l’homme et la promotion de la langue française. Je tiens à le remercier pour l’organisation conjointe de ce sommet, et celle des 6es Jeux de la francophonie qui auront lieu l’année prochaine au Liban. Je tiens également à encourager tous les participants à soutenir cette manifestation très importante et à venir nombreux pour célébrer ensemble ce que nous percevons déjà comme une grande fête de la jeunesse francophone. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Nous publions, ci-dessous, le texte quasi intégral de l’allocution prononcée par le chef de l’État, Michel Sleiman, à l’ouverture du XIIe Sommet de la francophonie, hier à Québec.
« Le Liban se réjouit que ce XIIe sommet se tienne au Canada, qui accueille une importante communauté libanaise, et dans la ville même de Québec, qui célèbre cette année ses quatre siècles d’existence. C’est un moment symbolique qui témoigne de la vitalité et de la diversité de la famille francophone.
« Permettez-moi d’emblée de remercier nos cohôtes – le Canada et le Québec – pour leur accueil, l’hospitalité réservée à notre délégation et la qualité d’organisation de ce sommet.
« Mon pays, fier de puiser ses ressources de sa dimension plurielle, et fidèle à son engagement, entend jouer pleinement son...