Rechercher
Rechercher

Actualités

Diplomatie L’UE pas prête à reprendre les négociations avec Moscou

Les 27 espèrent pousser la Russie à respecter pleinement l’accord de cessez-le-feu avec la Géorgie. Deux mois après le conflit géorgien et au lendemain du démarrage raté des discussions de Genève, les Européens ne sont pas prêts à relancer les négociations pour renforcer leurs liens avec Moscou, mais espèrent le faire lors d’un sommet avec Dmitri Medvedev mi-novembre. Ces négociations, suspendues par l’Union européenne lors de son sommet extraordinaire sur la Géorgie le 1er septembre, « reprendront lorsque l’évaluation (des relations UE-Russie) lancée par le Conseil et la Commission sera terminée », a déclaré hier le diplomate en chef de l’UE Javier Solana, à son arrivée au deuxième jour du sommet européen à Bruxelles. « J’espère beaucoup que cela aura lieu avant le 14 novembre », date du prochain sommet UE-Russie, qui réunira à nouveau le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’UE, et le président russe Dmitri Medvedev à Nice, a-t-il ajouté. La suspension des pourparlers sur un partenariat renforcé entre l’UE et la Russie est la seule mesure prise par les Européens pour signifier concrètement leur condamnation de la mainmise de la Russie sur les territoires séparatistes géorgiens d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Les autres rencontres d’Européens et de Russes continuent à se dérouler normalement. Dès le 20 septembre, le Premier ministre français François Fillon rencontrait son homologue Vladimir Poutine avec une brochette de patrons français et Arianespace achetait 10 lanceurs de satellites Soyouz. La France, qui préside l’UE, l’Allemagne, l’Italie et de nombreux autres pays défendaient néanmoins une relance rapide des négociations. Le président Sarkozy avait estimé le 8 octobre que les Russes s’étaient retirés comme convenu des zones tampons adjacentes aux régions séparatistes géorgiennes et que cela « ouvrait la perspective » d’une reprise. Hier, il est resté quasi muet sur ce dossier, se bornant à indiquer que les dirigeants européens avaient « approuvé » la déclaration finale demandant à la Commission de poursuivre cet audit. Paris arguait pourtant qu’on ne « récompenserait » pas le Kremlin en reprenant des négociations car celles-ci visent à l’obliger à prendre des « engagements écrits contraignants », notamment dans le domaine énergétique. Mais Britanniques, Suédois, Danois, Polonais, Tchèques et Baltes ont plaidé pour retarder la relance des négociations. Ils espèrent ainsi pousser Moscou à respecter pleinement l’accord de cessez-le-feu en poursuivant son retrait de Géorgie – y compris du district contesté d’Akhalgori – et en jouant le jeu des négociations de Genève où la question du statut de ces territoires doit être abordée.
Les 27 espèrent pousser la Russie à respecter pleinement l’accord de cessez-le-feu avec la Géorgie.
Deux mois après le conflit géorgien et au lendemain du démarrage raté des discussions de Genève, les Européens ne sont pas prêts à relancer les négociations pour renforcer leurs liens avec Moscou, mais espèrent le faire lors d’un sommet avec Dmitri Medvedev mi-novembre. Ces négociations, suspendues par l’Union européenne lors de son sommet extraordinaire sur la Géorgie le 1er septembre, « reprendront lorsque l’évaluation (des relations UE-Russie) lancée par le Conseil et la Commission sera terminée », a déclaré hier le diplomate en chef de l’UE Javier Solana, à son arrivée au deuxième jour du sommet européen à Bruxelles. « J’espère beaucoup que cela aura lieu avant le 14 novembre », date du...