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Sfeir : La convivialité au Liban « rendue plus difficile » par les ingérences

Intervenant sur le « dialogue religieux » au synode des évêques, qui se tient à Rome, le patriarche maronite a souligné que cette relation « appartient à l’histoire », mais elle est rendue plus difficile depuis 40 ans par les ingérences externes. La convivialité au Liban est rendue plus difficile par les ingérences externes, a affirmé le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, au cours de son intervention au synode des évêques qui se tient à Rome. Ce synode en est à sa seconde semaine de travaux. « Ces derniers temps, c’est-à-dire depuis une quarantaine d’années, cette convivialité islamo-chrétienne est devenue d’autant plus difficile que des ingérences extérieures sont intervenues pour compliquer encore davantage la situation », a souligné Mgr Sfeir. Le patriarche s’est référé dans son intervention de cinq minutes au n° 56 de l’Instrumentum Laboris qui traite du « dialogue religieux », et particulièrement « des relations entre chrétiens et musulmans ». Le patriarche Sfeir a souligné que cette relation appartient à l’histoire du Liban et remonte même aux débuts de l’islam, au début du VIIe siècle. Il a cité l’Instrumentum Laboris qui déclare : « L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu UN, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. » Ce même document, a ajouté le patriarche maronite, cite la rencontre d’Assise qui a eu lieu en 1986, et Benoît XVI dit à ce propos : « Nous voulons rechercher les voies de la réconciliation et apprendre à vivre en respectant chacun l’identité de l’autre. » Le patriarche a ensuite évoqué la « convivialité » du Liban. « Le Liban se caractérise, a-t-il dit, par cette convivialité islamo-chrétienne depuis l’émergence de l’islam, malgré quelques difficultés qui ont jalonné leur histoire commune. Ces derniers temps, c’est-à-dire depuis une quarantaine d’années, cette convivialité islamo-chrétienne est devenue d’autant plus difficile que des ingérences extérieures sont intervenues pour compliquer encore davantage la situation. » Il a souligné la situation de la communauté chrétienne au Liban en ces termes, volontairement apolitiques : « Nous ne voulons pas parler de politique, mais nous relatons un fait. C’est que la situation des chrétiens du Liban devient de plus en plus critique et difficile. Ils diminuent en nombre, chaque année davantage. » « Depuis une quarantaine d’années, a-t-il ajouté, il y aurait plus d’un million de Libanais, aussi bien des musulmans que des chrétiens, qui ont quitté le pays pour aller s’installer dans des pays occidentaux. Si l’émigration continue en suivant cette cadence, on peut se demander, sans être pessimiste, combien de chrétiens restera-t-il dans cet Orient chrétien où le Christ est né, a vécu et est mort sur la croix pour racheter le genre humain. » Le patriarche Sfeir a voulu conclure sur cette note positive : « Malgré tout, nous ne pouvons pas désespérer. Quand on a la foi, on doit, par ce fait même, avoir l’espérance. Dieu merci, nous avons la foi et l’espérance, puisque nous continuons à avoir des intercesseurs au ciel. »
Intervenant sur le « dialogue religieux » au synode des évêques, qui se tient à Rome, le patriarche maronite a souligné que cette relation « appartient à l’histoire », mais elle est rendue plus difficile depuis 40 ans par les ingérences externes.
La convivialité au Liban est rendue plus difficile par les ingérences externes, a affirmé le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, au cours de son intervention au synode des évêques qui se tient à Rome. Ce synode en est à sa seconde semaine de travaux.
« Ces derniers temps, c’est-à-dire depuis une quarantaine d’années, cette convivialité islamo-chrétienne est devenue d’autant plus difficile que des ingérences extérieures sont intervenues pour compliquer encore davantage la situation », a souligné Mgr Sfeir.
Le patriarche s’est référé dans...