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Religion Des milliers d’Indiens à Rome pour rendre hommage à leur première sainte

Quelque 40 000 personnes, dont de nombreux Indiens, ont assisté hier place Saint-Pierre à Rome à la proclamation de la première sainte indienne par le pape Benoît XVI. À l’issue de la messe, le pape a condamné les violences contre la minorité chrétienne en Inde (2,3 % de la population) qui ont fait 35 morts depuis août. « J’assure les chrétiens d’Inde de mes prières en ce temps difficile (...) », a souligné le pape. L’incendie d’un demi-millier de maisons et de dizaines d’églises et de paroisses par des extrémistes hindous dans l’État de l’Orissa (Est) ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de villageois. « Cette canonisation est très importante pour nous, surtout au moment où nous subissons des persécutions », a souligné sœur Ceelia, de la Congrégation des clarisses du troisième ordre de saint François, à laquelle appartenait l’Indienne Anna Muttathupandathu, dite Alfonsa dell’Immacolata Concezione, décédée en 1946. Venue comme des milliers d’Indiens, dont de nombreux prêtres et religieuses, de la région de Trivandrum, capitale de l’État méridional du Kerala, sœur Ceelia a déploré qu’il « y ait toujours de la violence là où il y a de l’amour ». « Des groupes de criminels et de mercenaires s’en prennent à nous car nous éduquons les pauvres dans nos écoles, les empêchant de tomber entre leurs mains », estime sœur Teresa, elle aussi du Kerala. Évoquant pendant son homélie, prononcée en quatre langues, la vie d’Alfonsa, Benoît XVI a souligné que « cette femme exceptionnelle, qui est aujourd’hui offerte au peuple de l’Inde comme leur première sainte canonisée » a vécu dans « l’extrême souffrance physique et spirituelle ». Afin d’échapper à un mariage forcé et désireuse d’entrer au couvent, Anna Muttathupandathu s’était jetée dans un bûcher en ressortant les pieds gravement brûlés. Elle passera le reste de son existence malade. Après son décès, plusieurs guérisons miraculeuses lui sont attribuées et sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Le plus grand miracle reconnu par le Vatican est la guérison en 1999 d’un bébé d’un an, Jinil Joseph, né avec un handicap aux jambes, qui était présent à la messe. L’Équatorienne Narcica de Jésus Martillo Moran (1832-1869) a également été proclamée sainte ainsi que la religieuse suisse Maria Bernarda Bütler (1848-1924), missionnaire en Colombie, et l’Italien Gaetano Errico (1791-1860) de Secondigliano, dans la région de Naples (Sud).
Quelque 40 000 personnes, dont de nombreux Indiens, ont assisté hier place Saint-Pierre à Rome à la proclamation de la première sainte indienne par le pape Benoît XVI.
À l’issue de la messe, le pape a condamné les violences contre la minorité chrétienne en Inde (2,3 % de la population) qui ont fait 35 morts depuis août. « J’assure les chrétiens d’Inde de mes prières en ce temps difficile (...) », a souligné le pape. L’incendie d’un demi-millier de maisons et de dizaines d’églises et de paroisses par des extrémistes hindous dans l’État de l’Orissa (Est) ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de villageois.
« Cette canonisation est très importante pour nous, surtout au moment où nous subissons des persécutions », a souligné sœur Ceelia, de la Congrégation des clarisses du troisième...